Artemis II : Orion et le SLS rendent une copie parfaite (et il y avait même du rab de carburant)

Artemis II : Orion et le SLS rendent une copie parfaite

La mission Artemis II a été un succès technique quasi total, selon le premier rapport d’étape de la NASA. Les astronautes Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen, revenus sains et saufs le 10 avril dernier, laissent place à l’analyse des performances des machines.

Un lanceur SLS d’une précision “Bullseye”

Le Space Launch System (SLS), mesurant 98 mètres, a démontré une précision remarquable lors de son lancement. Les données de télémétrie du centre spatial Kennedy indiquent que l’injection orbitale a été qualifiée de “bullseye”. À l’arrêt des moteurs principaux, le lanceur atteignait une vitesse supérieure à 29 000 km/h. Cette précision a permis à la capsule Orion de consommer moins d’ergols que prévu pour ses corrections de trajectoire, offrant ainsi une marge de sécurité supplémentaire pour les manœuvres futures vers le pôle Sud lunaire.

Orion : un bouclier thermique sous surveillance étroite

Le bouclier thermique d’Orion, point d’interrogation majeur de la mission, a été scruté après son amerrissage dans le Pacifique. Les premiers examens visuels et thermiques ont confirmé que le système de protection thermique avait fonctionné “exactement comme prévu”. Malgré une rentrée atmosphérique à 40 000 km/h et des températures atteignant 2800 °C, l’habitacle est resté sécurisé pour l’équipage. La NASA a confirmé que les modifications apportées à la texture du matériau ablatif avaient été efficaces.

Cap sur Artemis III en 2027 : le défi du HLS ou du Blue Moon

Cette réussite technique valide non seulement le vol, mais également l’infrastructure pour la prochaine décennie. Les systèmes de support de vie (ECLSS), testés pour la première fois avec des humains à bord, ont maintenu une atmosphère stable et géré les niveaux de CO2 sans incidents majeurs. Le lanceur est déjà de retour dans le bâtiment d’assemblage pour préparer la mission Artemis III.

L’étape suivante sera cruciale : le test du rendez-vous orbital à environ 2000 km d’altitude avec l’atterrisseur lunaire. La question demeure : le Starship HLS de SpaceX ou le Blue Moon Lander de Blue Origin sera-t-il prêt à temps ? La préparation simultanée des deux pourrait offrir un spectacle historique. Toutefois, il faudra attendre Artemis IV pour voir à nouveau des astronautes sur le sol lunaire.

Source : NASA

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire