
Ce métier n’est pas fait pour moi : comment les croyances limitantes privent le marché du travail de ses talents
FAIT PRINCIPAL
Les croyances limitantes, notamment chez les femmes, représentent un obstacle majeur à leur progression professionnelle, empêchant une pleine intégration de talents dans divers secteurs. Isabelle Barth, professeure en sciences du management, évoque ce phénomène sous le terme de « moquette collante », qui précède le plafond de verre traditionnel.
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CONTEXTE FACTUEL
Ce conditionnement commence dès l’enfance, influencé par la famille, l’école et les médias, et se traduit par une tendance à sous-estimer ses compétences et à ne pas oser postuler à des postes de responsabilité. À diplôme équivalent, les jeunes femmes gagnent en moyenne 12 % de moins que leurs homologues masculins lors de leur premier emploi, souvent en raison d’une négociation salariale moins active.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Dans le secteur du nucléaire, environ 100 000 recrutements sont prévus d’ici 2035, mais la part des femmes reste autour de 24 %. Dans le secteur des jeux vidéo, bien que 69 % des femmes en France jouent, elles ne représentent que 20 % des effectifs dans les studios de production. Enfin, dans l’industrie manufacturière, les femmes ne constituent qu’environ 29,3 % des effectifs, montrant un potentiel inexploité considérable.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Ces croyances et représentations conduisent à un manque de candidatures féminines, non par absence de compétences, mais par méconnaissance des métiers et conviction que ces derniers ne sont pas adaptés à leur profil.
Source : France Travail




