
C’est notre Champions League : Les meilleurs chauffeurs de Marseille en route pour la finale nationale du Bus d’Or
À coups de slaloms millimétrés et d’épreuves techniques, les conducteurs de la RTM ont disputé mardi à Marseille la sélection du Bus d’Or. Deux chauffeurs décrochent leur ticket pour la finale nationale organisée à Paris le 9 juin prochain.
Dans le cadre de l’ultime sélection marseillaise du Bus d’Or, deux conducteurs de la Régie des transports métropolitains se sont affrontés dans une série d’épreuves de pilotage grandeur nature. L’enjeu : désigner les représentants de la RTM à la finale nationale qui se tiendra à Paris du 9 au 11 juin, face à une quarantaine d’entreprises de transport de toute la France. L’épreuve impose une précision millimétrique. Un engin de 12 mètres de long et 19 tonnes doit slalomer entre plots, cônes et rondins symbolisant les trottoirs. La moindre erreur coûte des points et, dans ce concours, c’est celui qui en accumule le moins qui l’emporte.
« Il ne faut surtout pas s’offusquer sur un cône touché et surtout penser à l’obstacle d’après. C’est ce qui est le plus important », explique Sébastien Barelier, formateur RTM. Lionel Nunez, membre du jury, précise la logique du barème. Pour chaque obstacle touché, renversé ou monté, une grille de pénalités s’applique immédiatement. Adresse, souplesse de conduite et sang-froid sont donc les maîtres-mots d’une compétition qui ne laisse aucune place à l’approximation.
Pour Bruno Schiavo, qui travaille quotidiennement sur les lignes du secteur de la Rose depuis 40 ans, ce concours dépasse le simple exercice technique. C’est une question de fierté professionnelle et de représentation collective. « Je veux montrer que les chauffeurs marseillais sont de très bons chauffeurs. Ça va pour le centre de formation et pour représenter les copains. C’est un peu la Coupe de France des chauffeurs de bus, la Champions League », confie-t-il.
Pour concourir au Bus d’Or, les conducteurs ont également participé à des épreuves concernant la prévention des risques, l’environnement ou la relation au public. « On n’est pas juste conducteur, on est avant tout transporteur. Donc on transporte des clients. Il y a la régularité, la ponctualité. Notre métier n’est pas compliqué mais ce qui l’est, c’est de le faire bien tous les jours », ajoute Nicolas Covarel, directeur d’exploitation de la RTM.
Un défi relevé par Aymène Allouache, qui, à seulement 23 ans, se dit prêt à monter à la capitale. « Moi, j’aime énormément ma ville. Je suis, ça va de soi, un fervent supporter de l’OM et pour moi, monter à Paris en représentant Marseille, c’est le Graal », raconte-t-il. L’épreuve finale se déroulera sur une ligne parisienne en condition réelle le 9 juin.
Source : France 3 Régions




