Relance économique, aides sociales…

Les Calédoniens ne peuvent plus attendre, insiste Amaury Decludt

Amaury Decludt, le nouveau chef de la mission interministérielle en Nouvelle-Calédonie, a présenté un bilan de son premier séjour sur le territoire, entamé le 11 avril. En fonction depuis le 31 mars, il a succédé à Claire Durrieu. Lors de cette conférence de presse, il a affirmé son intention de « ne pas repartir de zéro » et de « s’engager dans la continuité » de sa prédécesseuse.

Les travaux de la mission se concentrent sur trois priorités : la relance économique, le « filet de sécurité » social et le maintien des finances publiques. Decludt a noté un « consensus global » parmi les acteurs économiques, sociaux et politiques pour avancer avec le soutien de l’État.

7 milliards de francs déjà fléchés pour la relance économique

Le pacte de refondation économique et sociale, dévoilé fin mars, est en bonne voie. Declinant des projets portés par les collectivités, 61 dossiers ont été validés, totalisant 7 milliards de francs. Une enveloppe de 2,1 milliards est « en passe d’être dégagée » pour être injectée dans l’économie calédonienne. Decludt s’est félicité de ces « délais très rapides » dans l’administration.

Les projets incluent la construction de routes, de gares routières et de raccordements à l’eau potable. « L’objectif de ce plan de relance économique est de redonner du travail pour les entreprises partout en Nouvelle-Calédonie », a-t-il souligné. Une « deuxième vague » de candidatures pour des projets sera ouverte jusqu’au 15 mai.

Aides sociales : « il faut accélérer »

La mission interministérielle a également mis l’accent sur le « filet de sécurité social », pour lequel l’État s’engage à débloquer 1,3 milliard de francs par an jusqu’en 2030. Ce budget permettra la création de cent postes d’éducateurs spécialisés et le financement d’un millier de dispositifs de suivi pour les jeunes en situation de décrochage scolaire ou professionnel.

Parallèlement, une dotation républicaine de solidarité de 2,5 milliards de francs a été mise en place pour aider les familles à subvenir à leurs besoins quotidiens. Decludt a exprimé ses inquiétudes quant à la lenteur de la distribution de ces aides et a appelé les collectivités à « accélérer ».

Finances publiques : des réformes figées par le calendrier électoral

Concernant les finances publiques, 44 milliards de francs en prêts garantis par l’État et 7 milliards en subventions sont attendus. Ces fonds visent à financer le déficit de la Sécurité sociale calédonienne. Bien que ces sommes soient considérées comme « considérables », Decludt a averti qu’elles ne sont pas « durables ».

L’État surveille de près l’implémentation de réformes nécessaires pour améliorer la situation financière de la Nouvelle-Calédonie, avec un retour à l’équilibre espéré d’ici 2030. Toutefois, le calendrier électoral complique le lancement de réformes de réduction des dépenses publiques ou d’augmentation des impôts. Decludt a précisé que l’État, tout en respectant l’autonomie du territoire, reste intéressé par les réformes en tant que financeur.

Source : LNC.nc

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