L’effondrement des récifs coralliens en mer des Caraïbes, victimes du changement climatique

L’effondrement des récifs coralliens en mer des Caraïbes, victimes du changement climatique

De grosses bulles d’air, venues des profondeurs, surgissent des flots indigo de la mer des Caraïbes. Philippe Thélamon, agent du service opération du Parc naturel marin de Martinique (PNMM), observe attentivement la surface de l’eau. En ce samedi matin de fin janvier, trois plongeurs émergent, se hissent à bord de l’embarcation et placent leur butin dans une glacière : des éprouvettes contenant des organismes marins prélevés près de la caye d’Olbian, un haut-fond rocheux prisé des adeptes de plongée sous-marine, non loin du rocher du Diamant, emblématique du sud de la Martinique.

Thierry Pérez, directeur de recherche au CNRS, annonce : « Nous avons recueilli 13 échantillons d’éponges appartenant à six espèces différentes ». Parmi ces spécimens, il espère découvrir « peut-être deux nouvelles espèces ». Ce chercheur, spécialiste en écologie marine à l’université d’Aix-Marseille, conduit une équipe d’une douzaine de spécialistes sur l’île dans le cadre du programme Atlasea. Ce projet, copiloté par le CNRS, vise à séquencer le génome de 4 500 espèces végétales et animales présentes dans les eaux territoriales françaises d’ici 2030, dont une partie est déjà menacée par le réchauffement climatique.

Selon les experts, les récifs coralliens de la mer des Caraïbes subissent une dégradation alarmante. Une étude récente de l’UNESCO indique que 50 % des coraux ont disparu depuis 1970, et les projections montrent que si les tendances actuelles se poursuivent, jusqu’à 90 % des récifs coralliens pourraient être perdus d’ici 2050. Ce déclin est principalement attribué à l’augmentation des températures de l’eau et à l’acidification des océans, conséquences directes du changement climatique.

La perte des récifs coralliens entraîne des conséquences écologiques majeures, compromettant la biodiversité marine et les moyens de subsistance des communautés côtières qui dépendent de ces écosystèmes pour la pêche et le tourisme.

Source : Le Monde, CNRS.

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