Le virus est silencieux pendant dix à vingt ans : Pourquoi se faire vacciner contre le papillomavirus ?

En France, 7 130 cancers sont attribuables à une infection au papillomavirus (HPV). Ce virus, qui peut entraîner des cancers du col de l’utérus, du pénis, du cou ou de la bouche, touche une personne sur dix au cours de sa vie. La vaccination contre le HPV est désormais une priorité de santé publique, avec des campagnes de sensibilisation et de vaccination lancées dans les collèges.

Le premier vaccin contre le papillomavirus a été commercialisé en 2006, initialement destiné aux femmes. Ce n’est qu’en 2021 que les garçons ont également pu bénéficier de ce vaccin, disponible pour les jeunes de 11 à 26 ans. La transmission du virus se fait par contact peau à peau. Selon Jean-Luc Delabant, médecin généraliste, « il suffit de dormir à côté de quelqu’un, peau contre peau, pour que le virus chemine à travers la peau vers les cavités ».

Le papillomavirus peut rester silencieux pendant dix à vingt ans, ce qui signifie que les cancers peuvent se développer bien plus tard après l’infection. « Il y a peu de cancers pour lesquels on a cette opportunité, c’est donc une chance d’avoir un vaccin », souligne le médecin.

Depuis 2023, des campagnes de vaccination ont été mises en place dans les collèges pour protéger aussi bien les filles que les garçons. Florian Besse, délégué à l’ARS de Charente, précise : « C’est une protection par deux doses de vaccins entre 11 et 14 ans pour qu’elles puissent être actives au moment où le risque va survenir ». Actuellement, le taux de couverture vaccinale est de 60 % chez les filles et de 50 % chez les garçons, avec une majorité de parents convaincus par ce geste préventif.

Des pays comme le Danemark, la Suède et l’Australie ont lancé des campagnes similaires depuis le début des années 2000, l’Australie ayant même pour objectif d’éradiquer le papillomavirus d’ici 2035. En 2025, 1 536 collégiens du Poitou-Charentes avaient été vaccinés. Chaque année, 7 130 cancers en France sont attribuables à une infection au HPV, selon l’Institut National du Cancer.

Cette vaccination constitue un enjeu de santé publique crucial pour réduire l’incidence des cancers liés au HPV à l’avenir.

Source : Institut National du Cancer

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