Histoire des roses dans le Vaucluse, entre présence ancestrale et importation

Histoire des roses dans le Vaucluse : entre présence ancestrale et importation

Daniel Boulens, président de la Société française des roses, nous explique la différence entre l’églantine et la rose de jardin. Dans le Vaucluse, ces rosiers racontent une histoire ancienne, entre nature sauvage, hybridation, parfums et fruits comestibles.

Au jardin comme dans les haies, les roses évoquent une longue histoire. L’églantine, qui représente le rosier sauvage, se distingue de la rose de jardin, née d’hybridations successives. Dans le Vaucluse, on dénombre 23 espèces sauvages. Daniel Boulens recommande de privilégier des rosiers robustes, remontants et décoratifs, adaptés aux jardins contemporains.

Différence entre l’églantine et la rose de jardin

L’églantine et la rose appartiennent à la même famille. « L’églantine, on va dire que c’est le rosier sauvage », souligne Daniel. Ce rosier pousse naturellement dans les haies, les champs et les forêts, parfois au bord des jardins. Sa fleur est simple, composée de cinq pétales et souvent d’une couleur rose pâle. En revanche, la rose de jardin a été transformée au fil du temps, pouvant comporter jusqu’à 100 pétales.

Une histoire ancienne en Provence

Dans le Vaucluse, la rose est présente depuis plus de 2000 ans. Les Romains utilisaient déjà des roses parfumées en Provence et dans toute la Gaule. Plus tard, la rose de Damas et la rose centifolia ont joué un rôle majeur dans l’histoire des parfums. L’histoire de la rose de Damas remonte à 1254, lorsqu’elle est arrivée en France grâce aux croisades, introduite par un chevalier nommé Robert de Brie. Grasse a développé ces cultures pour couvrir les fortes odeurs des tanneries, soulignant l’importance de la rose dans les savoir-faire du Sud.

Diversité naturelle du Vaucluse

Le Vaucluse conserve une belle diversité naturelle avec 23 variétés de roses sauvages. À l’échelle mondiale, on estime qu’il existe entre 180 et 200 variétés de roses sauvages.

Que planter dans son jardin ?

Pour un jardin fleuri durablement, Daniel recommande les rosiers de jardin. L’églantine fleurit une seule fois, entre mi-avril et fin mai, tandis que les rosiers remontants peuvent fleurir plusieurs mois, parfois jusqu’à la Toussaint. Les rosiers modernes ont également évolué, offrant une meilleure résistance à la sécheresse, au froid et aux maladies. Les fruits des rosiers, appelés cynorhodons, sont comestibles et peuvent être utilisés dans des confitures.

Les cynorhodons, souvent appelés « gratte-cul », sont riches en vitamine C, et les pétales peuvent décorer des plats ou entrer dans des préparations culinaires. Daniel insiste sur l’importance d’éviter les produits chimiques au jardin.

Conseils à retenir

  • Choisir des rosiers robustes et adaptés au climat local.
  • Éviter les produits chimiques au jardin.
  • Consommer uniquement des roses non traitées.
  • Récolter les cynorhodons à l’automne.

Merci à Daniel Boulens, président de la Société française des Roses. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter Société française des roses.

Daniel Boulens donnera également une conférence lors de la 25ème édition de l’Abbaye en Roses à l’Abbaye de Valsaintes, du 23 mai au 7 juin, sur le thème : « Les roses, sauvages ou cultivées, un monde fascinant à (re)découvrir ».

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