
Au lycée Victor-Hugo de Poitiers, le concours Aristeia célèbre l’Antiquité
Le jeudi 7 mai 2026, le lycée Victor-Hugo de Poitiers a accueilli la finale du concours Aristeia, un événement biennal lancé en 2024, où des élèves de 3e et de seconde se sont affrontés par équipes de trois. Les épreuves, d’une durée de dix minutes, ont porté sur divers thèmes liés à l’Antiquité, incluant la mythologie, les personnages historiques, la grammaire, la littérature antique, l’étymologie et un tangram. Pour cette édition, les organisateurs ont décidé de mélanger les niveaux en tirant au sort les équipes.
Manuela Ecalle, enseignante et membre de l’organisation, a précisé : « On ne voulait pas que les lycéens soient systématiquement vainqueurs. L’idée, c’est aussi que les élèves échangent et réfléchissent ensemble. » Sur un total possible de 120 points, aucun groupe n’a atteint le score parfait, le meilleur total enregistré étant de 112 ou 114 points. Un participant a ajouté : « On ne peut pas être bon dans tous les domaines. On se complète. »
Un événement encadré
L’objectif des organisateurs est de déconstruire l’image « élitiste » des langues anciennes et de « partager un moment ensemble », comme l’a rappelé Manuela Ecalle. Cet événement a reçu le soutien du rectorat, représenté par Dominique Paranteau, inspectrice pédagogique régionale de lettres classiques, qui a exprimé sa satisfaction : « Ce concours est pleinement soutenu par le rectorat et l’inspection des lettres. On est très heureux, pour les langues anciennes, de cette belle réussite. »
Des structures comme le musée archéologique de Civaux ont également contribué, en proposant une initiation à l’archéologie antique. Les prix pour les trois équipes gagnantes, comprenant des jeux, livres illustrés et tote bags, ont été financés par le rectorat. Manuela Ecalle espère que ce type d’événement pourra « ouvrir une porte, allumer une petite lumière » chez les élèves. L’enthousiasme des participants est palpable, et le nombre d’établissements impliqués ne cesse d’augmenter, offrant ainsi aux élèves une immersion ludique dans la culture antique.
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