
Le lien entre réchauffement climatique et émergence de pandémies : l’avis des scientifiques
Le député Jean-Luc Mélenchon a récemment affirmé que l’hantavirus constitue un « nouvel exemple de maladie écologique », mettant en avant un lien entre la chute de la biodiversité, le changement climatique et l’émergence de zoonoses. Cette déclaration a suscité un intérêt croissant pour la relation entre ces phénomènes.
Table des matières
Contexte factuel
Historiquement, les pandémies survenaient en moyenne tous les 100 ans. Cependant, le XXIe siècle a déjà été marqué par six épidémies notables, incluant la pneumonie d’origine asiatique en 2003 et le coronavirus en 2020. Les raisons de cette multiplication comprennent la déforestation, l’élevage intensif et l’urbanisation, qui rapprochent les humains des animaux sauvages, principaux porteurs de virus. Ce phénomène est désigné sous le terme de zoonose.
Une étude de l’INRAE souligne que les activités économiques en périphérie des grandes villes favorisent l’émergence de microbes auparavant peu ou jamais en contact avec les humains.
Données ou statistiques
Bien qu’il n’existe pas de lien direct établi entre le réchauffement climatique et l’hantavirus, les experts s’accordent à dire que le climat constitue un facteur aggravant. Selon Loïc Epelboin, infectiologue au CHU de Cayenne, « le réchauffement climatique provoque l’augmentation des vecteurs pour certaines maladies », citant l’exemple du chikungunya, dont la propagation est facilitée par le moustique tigre, Aedes albopictus. De plus, les bactéries se développent mieux dans des conditions chaudes et humides, renforçant l’impact du dérèglement climatique sur la santé humaine.
Conséquence directe
Ainsi, la destruction de la biodiversité et le changement climatique sont reconnus comme des éléments favorisant le passage des maladies de l’animal à l’homme, mettant en lumière le rôle de l’activité humaine dans la multiplication des pandémies.
Source : Franceinfo




