
Athlétisme : le CAB, fabrique bastiaise de talents
Le Cercle Athlétique Bastiais (CAB) se distingue comme le premier club corse en nombre de licenciés, misant sur la formation pour maintenir sa présence sur la scène nationale, malgré les défis liés à son insularité.
Au stade de l’Arinella, le CAB, fondé en 1920 et dirigé par Frédéric D’Oriano depuis dix ans, revendique actuellement 280 licenciés, une hausse significative par rapport aux 120 adhérents en 2015. Bruno Guillard, directeur sportif du club, souligne : « Le CAB est aujourd’hui le premier club corse en nombre de licenciés. Au niveau des points rapportés par les athlètes, on était à 723, maintenant à 1 409 ». Cette progression repose sur un encadrement composé de plus de douze bénévoles, souvent d’anciens athlètes, essentiel pour la diversité des disciplines comme les courses, les sauts, les lancers et la marche. Le club attend également avec impatience la rénovation du stade de l’Arinella, qui inclura une nouvelle piste, des tribunes et des vestiaires.
Dans un contexte où l’athlétisme peine à gagner en visibilité, le CAB a choisi d’investir dans la formation des jeunes. Bruno Guillard précise : « On intègre de plus en plus jeune les enfants, maintenant de 6 à 11 ans, pour leur apporter une éducation physique qu’ils n’ont pas forcément à l’école ». Le club a ainsi mis en place une école d’athlétisme regroupant une cinquantaine d’enfants. Les résultats commencent à se faire sentir, avec des performances notables comme celle de Nina Cumbo, qui a battu le record de Corse du 50 mètres benjamines en 6’’98.
Le CAB se prépare à la finale nationale des équip’athlé minimes, prévue les 23 et 24 mai à Redon, en Bretagne. Cette compétition exigeante permettra de mesurer le chemin parcouru par le club. Bruno Guillard affiche ses ambitions : « On part avec une ambition d’être dans les cinq à dix meilleurs Français ». Le club continuera de participer à divers championnats et compétitions tout au long de l’année, avec l’espoir de faire émerger des talents qui pourront briller au-delà des frontières de l’île.
Source : ici.fr





