Le FC Barcelone refuse de commenter les accusations israéliennes contre Lamine Yamal

Le FC Barcelone a choisi de ne pas réagir aux accusations formulées par le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, à l’encontre de son joueur Lamine Yamal. Katz a accusé le jeune footballeur d’« incitation à la haine » après qu’il ait brandi un drapeau palestinien lors des célébrations de la victoire de son équipe en Liga. Selon le ministre, ce geste est assimilable à une « incitation à la haine envers Israël et le peuple juif », et il a interpellé ceux qui soutiennent Yamal à se questionner sur la moralité de leurs actions.

Katz a précisé que Yamal avait agi « alors que les soldats israéliens combattaient l’organisation terroriste Hamas, qui a massacré, violé, brûlé et assassiné des enfants, des femmes et des personnes âgées juives le 7 octobre ». Il a également appelé le FC Barcelone, club de Yamal depuis son enfance, à « faire comprendre qu’il n’y a pas de place pour l’incitation ou le soutien au terrorisme ».

Réactions et contexte

Joan Gaspart, ancien président du FC Barcelone, a déclaré que le ministre israélien pouvait s’exprimer librement et qu’il respectait son opinion. Il a également noté que la majorité des 150 000 membres du club, qui sont copropriétaires, seraient probablement en accord avec la décision de ne pas faire de commentaires sur cette polémique. Gaspart a ajouté que « Barcelone doit se concentrer sur le football », tout en reconnaissant le droit de chacun à exprimer ses opinions personnelles.

Lamine Yamal, âgé de 18 ans, a été inclus dans la liste préliminaire pour la Coupe du monde de la FIFA 2026, malgré une récente blessure qui l’a tenu éloigné des terrains. Il est considéré comme l’un des meilleurs espoirs du football espagnol.

Conséquences et débats en cours

Cet incident a relancé le débat sur l’expression politique dans le sport, particulièrement à l’approche de la Coupe du monde, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le FC Barcelone n’est pas étranger à de telles controverses, ayant affirmé par le passé son soutien à la démocratie et à la liberté d’expression, notamment lors du référendum sur l’indépendance de la Catalogne en 2017.

Source : Euronews

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