
Alcool et drogues à bord : une réforme qui laisse encore des zones grises
Le Sénat a récemment validé une extension significative des règles d’alcoolémie applicables à bord des navires professionnels. Auparavant, ces obligations étaient limitées à certaines fonctions essentielles liées à la conduite et à la sécurité. Désormais, elles s’appliquent à l’ensemble des membres d’équipage embarqués. Cependant, la question de la plaisance et l’usage de stupéfiants ne sont pas abordées dans le texte adopté, laissant ainsi des zones d’ombre dans la régulation.
Cette réforme fait suite à une prise de conscience croissante des dangers liés à l’alcoolisme en mer, un problème qui a été souligné par plusieurs accidents et incidents maritimes au cours des dernières années. Selon des études, l’alcool est un facteur aggravant dans un nombre significatif d’accidents maritimes, ce qui a conduit les législateurs à agir.
Malgré cette avancée, la non-inclusion de la plaisance et des stupéfiants dans le texte soulève des interrogations quant à l’efficacité globale de la réforme. Les plaisanciers, qui représentent une part importante de la navigation de loisir, restent en dehors de ce cadre réglementaire, ce qui pourrait potentiellement compromettre la sécurité en mer.
Cette situation appelle à une réflexion plus large sur la nécessité d’élargir les dispositifs réglementaires afin d’inclure tous les acteurs de la navigation, y compris ceux qui pratiquent la plaisance, afin de garantir une sécurité optimale sur les eaux.
Source : Bateaux.com





