
Le Decolonial Film Festival : un espace de luttes intersectionnelles loin des strass et des paillettes de la Croisette
Alors que la 79ème édition du festival de Cannes a débuté avec des discours lissés et peu revendicatifs, le Decolonial Film Festival, qui se tient simultanément à Paris et en banlieue, met en lumière des films décoloniaux. Cette initiative collective et indépendante se positionne en opposition à ce que certains qualifient de « bollorisation » du cinéma, à un moment où Vincent Bolloré, déjà propriétaire de Canal Plus, ambitionne d’acquérir 100 % des parts d’UGC d’ici à 2028.
Au Cin’Hoche à Bagnolet, Mathilde Desjeunes-Chounlamountry, 25 ans, et Coralie Mampinga, 30 ans, deux membres de l’événement, évoquent les émotions ressenties lors de la première journée. « On était presque 300 au… », témoignent-elles, soulignant l’engouement du public pour cette manifestation qui vise à aborder des thématiques souvent négligées dans le circuit traditionnel du cinéma.
Le Decolonial Film Festival s’inscrit ainsi dans une démarche de résistance culturelle, cherchant à donner une voix à des récits marginalisés et à promouvoir des luttes intersectionnelles.
Source : L’Humanité






