
Vighjaneddu / Viggianello : le tribunal administratif déclare “pas lieu de statuer” sur le recours contre le centre d’enfouissement des déchets
Le tribunal administratif (TA) a récemment statué sur le recours déposé par la commune de Vighjaneddu et l’association U Levante concernant le centre d’enfouissement des déchets de Viggianello. En effet, le TA a conclu qu’il n’y avait “pas lieu de statuer” suite à l’arrêté préfectoral pris en 2024, qui a annulé l’autorisation de 2019 permettant l’exploitation de ce centre.
Le centre d’enfouissement, connu sous le nom de « Viggianello 1 », est en activité depuis 1985, bien qu’il ait été officiellement ouvert en 2010 et ait cessé son fonctionnement en 2020. Le marché d’exploitation de l’installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) a été attribué par le SYVADEC à l’entreprise Lanfranchi TP pour une durée de dix ans, à compter du 14 septembre 2010.
En réponse à une demande de la SAS Lanfranchi le 13 novembre 2019, le Préfet a délivré un arrêté autorisant l’exploitation d’une nouvelle installation, désignée « Viggianello 2 », avec une capacité de 580 000 tonnes sur une période de dix ans. L’étude d’impact associée a noté que la société Lanfranchi gérait également une installation de stockage de déchets inertes sur le territoire de Viggianello.
Le 21 octobre 2024, alors que le recours était encore en attente de jugement, le Préfet a annulé l’arrêté de 2019, tout en autorisant la poursuite de l’exploitation de Viggianello, avec une extension de douze années et un tonnage supplémentaire de 1 087 927 tonnes.
L’audience du recours a eu lieu le 27 mars 2026, six ans après son dépôt. Le représentant de la mairie a souligné les impacts environnementaux des centres d’enfouissement, notamment la pollution des nappes d’eau, des nuisances olfactives et la dégradation de la qualité de vie des riverains. Selon ses déclarations, les effets cumulés des 700 000 tonnes d’enfouissement à Viggianello 1 et 500 000 tonnes à Viggianello 2 ont engendré des conséquences néfastes pour plusieurs communes environnantes.
Le jugement final, rendu le 10 avril 2026, a confirmé le « non-lieu à statuer », en raison de l’annulation de l’arrêté contesté. Ce délai de six ans entre le dépôt de la requête et le jugement soulève des questions sur l’efficience du système judiciaire en matière d’environnement.
Aucune statistique officielle récente n’a été intégrée dans cet article.
Source : U Levante, tribunal administratif.




