
Le compte à rebours est enclenché : Jean-Luc Mélenchon « met la pression sur la gauche » avec sa candidature à la présidentielle
Le leader de La France insoumise a annoncé dimanche soir qu’il briguait de nouveau l’Elysée. Très loin d’être une surprise, cette officialisation, à un an du scrutin, bouscule les plans de ses rivaux.
L’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’a rien d’étonnant, mais elle a pris de court le reste de la gauche. À un an de la présidentielle, La France insoumise (LFI) met en avant sa préparation du scrutin. « Les divisions internes dans les partis font qu’il y a une multitude de candidatures et c’est la confusion. Nous, c’est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat », a déclaré le leader des insoumis lors du « 20 Heures » de TF1, en lice pour sa quatrième campagne. Manuel Bompard, député et coordinateur du mouvement, a ajouté que LFI est « la seule formation politique aujourd’hui qui s’avance groupée, unie, soudée et avec une équipe apte à gouverner ce pays ».
Cette démarche contraste avec le reste de la gauche, dont les différentes composantes débattent depuis plusieurs mois sur la stratégie à adopter pour éviter la multiplication des candidatures. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, est favorable à une primaire pour désigner un candidat de la gauche, une idée qui ne fait pas l’unanimité au sein de son parti. De plus, le leader communiste, Fabien Roussel, n’exclut pas une candidature autonome.
Les réactions à l’annonce de Mélenchon ne se sont pas fait attendre. Certains membres de la gauche ont dénoncé cette initiative, Pierre Jouvet, socialiste, affirmant que « plus personne ne veut de Jean-Luc Mélenchon, ni à gauche ni dans le pays ». D’autres, comme Jérôme Guedj et Alexis Corbière, considèrent cela comme un « non-événement ».
Malgré ces critiques, cette annonce pourrait inciter certains acteurs de la gauche à accélérer le rythme. « Cette officialisation est bienvenue. Elle fixe une donnée du problème et obligera certains à sortir du déni », a commenté le député écologiste Jérémie Iordanoff.
Jean-Luc Mélenchon, par cette candidature, semble vouloir mettre la pression sur ses rivaux. « Si on continue à procrastiner, on va lui laisser un grand espace », a averti Laurent Baumel, député socialiste. La question demeure : cette annonce de campagne va-t-elle accentuer la dispersion à gauche ou inciter à l’union ?
Les semaines à venir s’annoncent cruciales pour la gauche non mélenchoniste, alors que la présidentielle de 2027 approche rapidement.
Source : Franceinfo.





