L’«innocence» de la Russie dans les massacres de Boutcha : une thèse contestée
Dans un entretien accordé à la journaliste Léa Salamé le 26 mars, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a réitéré l’affirmation selon laquelle les troupes russes auraient été accusées à tort des exactions commises à Boutcha, une ville ukrainienne, au début de l’année 2022. Lavrov a soutenu que les preuves incriminant les forces russes étaient infondées.
Les événements de Boutcha, survenus en mars 2022, ont suscité une large indignation internationale après la découverte de corps de civils dans la ville, certains présentant des signes de violence extrême. Les autorités ukrainiennes et de nombreuses organisations internationales ont accusé les forces russes d’être responsables de ces actes. Des enquêtes menées par des journalistes et des organisations non gouvernementales ont corroboré ces accusations, soulignant des témoignages et des preuves photographiques de l’implication des troupes russes.
Bien que Lavrov ait insisté sur le fait que les allégations étaient des mensonges, les rapports d’organisations telles que Human Rights Watch et Amnesty International continuent de documenter des violations des droits humains en lien avec l’invasion russe de l’Ukraine. Ces rapports s’appuient sur des témoignages de survivants et des analyses d’images satellite qui montrent des mouvements de troupes russes dans la région au moment des événements.
La communauté internationale demeure vigilante face à ces déclarations, alors que des investigations pour crimes de guerre se poursuivent. La thèse de l’innocence russe est donc largement contestée et considérée comme un élément de la propagande officielle du Kremlin.
Source : entretien de Léa Salamé avec Sergueï Lavrov, 26 mars.





