

Tahiti, le 15 mai 2026 – Le secrétaire général de la fédération générale des fonctionnaires de Force ouvrière, Christian Grolier, est actuellement en Polynésie française, où son emploi du temps est particulièrement chargé. Entre les élections professionnelles à venir en décembre, la formation des adhérents et la prise en compte des problématiques rencontrées par ces derniers, M. Grolier s’active. Il déclare : “On a bon espoir de conserver notre première place au niveau national, y compris en Polynésie (…) car plus on est représentatif, plus on pèse dans les négociations”.
Le secrétaire général souligne que les responsables de Force ouvrière (FO) se déplacent régulièrement, que ce soit en métropole ou en Outre-mer, pour rencontrer les membres des différents syndicats de la fonction publique. Ces visites leur permettent d’évaluer les conditions de travail et les attentes de leurs collègues, en visant à “être au plus près de nos adhérents et nos militants”.
“Conserver notre première place”
M. Grolier précise que “ce sont des élections très importantes, parce qu’il y a 5,8 millions d’agents qui votent tous en même temps (…). C’est aussi pour rappeler les enjeux du vote, le déroulement, les modalités car c’est un vote électronique, de manière à s’assurer que toutes les voix soient bien portées au bon endroit”. Il indique que FO est “bien implanté” dans plusieurs domaines, dont la police, les finances publiques, l’administration pénitentiaire, la douane et l’enseignement.
L’objectif, selon le syndicaliste, est de “toujours se développer (…) car plus on est représentatif, plus on pèse dans les négociations”.
“Une gestion prévisionnelle des objectifs et des besoins”
En Polynésie, M. Grolier en profite également pour dispenser des formations sur des sujets tels que la rémunération, l’emploi, les arrêts maladie et l’indexation, ainsi que la retraite. Il souligne l’importance du retour des Polynésiens au Fenua, un enjeu qu’il qualifie de “très important quand on est aussi loin de l’Hexagone”.
Il évoque un “double problème” : d’une part, il faut qu’il y ait un poste disponible et, d’autre part, que ce poste soit attribué à un Polynésien. Toutefois, il met en avant que ce problème est surtout “budgétaire”, car les postes peuvent être “ouverts aujourd’hui et fermés dans deux ans” en raison des réductions d’effectifs imposées par la loi de finances annuelle.
M. Grolier a discuté avec le haut-commissaire d’une approche permettant de prioriser le retour au pays pour ceux qui s’engagent dans des formations correspondant aux besoins locaux.
C’est de la main-d’œuvre pas chère mais c’est toujours la contrepartie
Concernant les policiers adjoints, qui sont plus nombreux que les titulaires au sein de la Direction Territoriale de la Police Nationale (DTPN), il note que “l’avantage de ces agents, c’est qu’on les recrute localement (…). L’inconvénient, c’est qu’ils n’ont pas, notamment, l’indexation”.
Il souligne également que FO est “pour les policiers à statut” et regrette que les recrutements d’agents d’État se fassent principalement en catégories C ou B, plaidant pour une ouverture aux catégories A et une promotion des fonctionnaires polynésiens.
Pour conclure, M. Grolier aborde les pressions potentielles sur les agents lors des élections professionnelles, notamment concernant le vote électronique. Il affirme que “chaque fonctionnaire a un code, il est totalement individualisé et arrive uniquement dans la boîte aux lettres de l’agent”. Il insiste sur l’importance de la liberté du vote, notant que “plus le taux de participation est élevé, plus les résultats sont légitimes”.
Source : Tahiti-Infos




