La Cour d’appel administrative de Bordeaux rend un jugement favorable au blaireau et à Indre Nature
La Cour d’appel administrative de Bordeaux a rendu, ce mardi 24 février 2026, un jugement qui marque un tournant dans la gestion de la chasse au blaireau, avec des répercussions qui dépassent le cadre du département de l’Indre et s’étendent aux départements du Limousin.
Cette décision fait suite à plusieurs recours contre les arrêts du tribunal administratif de Limoges, qui, en 2024, avait annulé des arrêtés préfectoraux autorisant une période complémentaire de chasse au blaireau par déterrage, prévue de mai ou juin jusqu’à fin août pour les départements de l’Indre, de la Creuse et de la Haute-Vienne.
Dans le cas de l’Indre, c’est le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires qui avait fait appel de la décision du tribunal de Limoges, suite à un recours déposé par l’association Indre Nature en 2021. Pour les autres départements, les fédérations locales de chasseurs avaient contesté les décisions du tribunal, qui avait également annulé l’autorisation pour l’année 2023. La Cour d’appel de Bordeaux a opté pour un jugement simultané de tous ces recours.
Le jugement confirme les décisions du tribunal administratif de Limoges, annulant l’autorisation de période complémentaire pour tous les départements concernés. Indre Nature, représentée par le cabinet d’avocats Géoavocats, s’est déclarée satisfaite de ce verdict, qui souligne le risque de destruction des jeunes blaireaux, interdit par le Code de l’environnement, car ceux-ci ne sont pas encore émancipés et dépendent toujours de leur mère.
Ce jugement pourrait mettre un terme à un combat qui a débuté en 2017, ayant nécessité plusieurs recours, tous victorieux. Cependant, chaque année, l’administration préfectorale tentait de réintroduire cette chasse en modifiant légèrement les modalités, sans changer son caractère controversé. C’est la première fois que le Ministère a fait appel de la décision du tribunal de Limoges, décision qui s’est retournée contre lui, la Justice ayant une nouvelle fois donné raison aux opposants à cette pratique.
Source : Cour d’appel administrative de Bordeaux.






