Violences conjugales et alcool : le rêve de refaire sa vie dans le Lot brisé par ses vieux démons
Mardi 12 mai 2026, un homme de 45 ans, identifié par l’initiale B., a comparu devant le tribunal correctionnel de Cahors par visioconférence depuis la Maison d’arrêt de Rodez. Il est accusé de violences intra-familiales qui ont conduit deux victimes à l’hôpital les 21 et 22 mars 2026, dans la commune de Bellefont – La Rauze, où il avait récemment acquis une propriété avec sa compagne.
Le couple, ayant prévu d’emménager dans un domaine de 27 hectares acheté pour plus de 670 000 euros, avait des projets de gîtes et d’élevage de chevaux. Cependant, le rêve de ce nouveau départ a été rapidement terni par des actes de violence. B. a reconnu partiellement les faits, qui incluent des violences infligées à sa compagne et à sa belle-fille, entraînant quatre jours d’incapacité de travail pour la première et trois jours pour la seconde.
Le jour de l’arrivée de sa compagne, B. était en état d’ivresse, ce qui a conduit à une escalade de tensions lorsque celle-ci est arrivée avec sa fille. Une dispute a éclaté, culminant en violences physiques, notamment des coups portés à la tête de sa compagne. Alerté par sa fille, le père de celle-ci, policier en Belgique, a immédiatement intervenu, menant à l’arrestation de B. par la police locale.
Lors de l’audience, B. a reconnu des tensions préexistantes avec sa belle-fille, mais a minimisé ses actes, affirmant avoir seulement « poussé » les victimes. Malgré la gravité des faits, sa compagne a exprimé une volonté de revenir avec lui, à condition qu’il se fasse soigner pour son addiction à l’alcool.
Ce cas souligne les effets dévastateurs de la violence conjugale, exacerbée par l’alcool. Selon les statistiques, en France, 1 femme sur 10 est victime de violences conjugales, et 30% des violences sont liées à l’alcool.
Le tribunal a condamné B. à 18 mois de prison, dont 9 mois ferme, et a ordonné son interdiction de territoire français pendant trois ans. Cette affaire met en lumière les défis auxquels font face les victimes de violences domestiques et l’importance de la protection judiciaire.
Source : Actu.fr


