
Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation
Chaque dernier dimanche d’avril, la France commémore les victimes de la déportation, des persécutions et de l’extermination dans les camps nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Instituée par la loi du 14 avril 1954, cette journée a été choisie pour sa proximité avec l’anniversaire de la découverte des camps, évitant ainsi toute confusion avec d’autres commémorations.
Lors des cérémonies organisées à travers le pays, un message des associations mémorielles est traditionnellement lu. Ce texte rappelle le traitement inhumain réservé aux personnes considérées comme ennemies du Reich, en raison de leur engagement dans la Résistance, de leurs convictions politiques ou religieuses, ou simplement en raison de leur identité. Les survivants des camps, confrontés à des conditions de vie atroces, ont souvent dû faire face à des traumatismes profonds lors de leur retour à la vie civile.
Les armées alliées, lorsqu’elles ont libéré les camps, ont découvert l’horreur de la déshumanisation systématique, avec des milliers de victimes, dont des enfants, des femmes et des hommes. Malgré l’avancée des forces alliées, le IIIe Reich a continué ses opérations mortifères, ordonnant l’évacuation des camps qui s’est traduite par des Marches de la Mort.
La mémoire de la déportation est un patrimoine immatériel de l’humanité, et sa transmission est essentielle pour les jeunes générations. Les derniers déportés, dont les témoignages sont cruciaux, nous rappellent l’importance de lutter contre l’ignorance, l’oppression et l’antisémitisme.
Ce message a été rédigé par plusieurs organisations, dont la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP) et la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD).
Pour en savoir plus, un film composé de reportages sur huit camps de concentration libérés en mars et avril 1945 est disponible en ligne.
Source : FNDIRP, FMD, UNADIF-FNDIR





