Un nouveau mode de traitement des patients par immunothérapie mis au point dans le Val-de-Marne

Un nouveau mode de traitement par immunothérapie mis au point dans le Val-de-Marne

Une avancée significative dans le traitement des cancers, notamment les cancers de la peau, a été réalisée par une équipe de chercheurs de l’Institut Gustave Roussy, situé dans le Val-de-Marne. Les résultats des essais cliniques, publiés dans la revue Nature le 29 avril, mettent en avant une méthode innovante d’immunothérapie.

Traditionnellement, l’immunothérapie implique l’administration de médicaments par voie intraveineuse pour stimuler les défenses naturelles de l’organisme contre le cancer. La nouveauté ici réside dans l’injection directe de l’immunothérapie au sein de la tumeur. Cette technique, appelée immunothérapie intra-tumorale, vise à cibler plus précisément les cellules cancéreuses, réduisant ainsi les effets secondaires souvent associés à ce type de traitement.

Dans l’étude, 60 patients atteints de cancers de la peau avec métastases ont été répartis en deux groupes : l’un a reçu l’immunothérapie classique par intraveineuse, tandis que l’autre a bénéficié de cette nouvelle approche.

Aurélien Marabelle, oncologue médical à l’Institut, explique que cette méthode utilise la radiologie interventionnelle, permettant aux médecins de localiser précisément les métastases à l’aide de procédures guidées par scanner ou échographie. Cela permet d’effectuer des injections ciblées au sein de la tumeur.

Les résultats de cette étude sont prometteurs. Marabelle souligne que la technique est faisable et efficace, augmentant l’efficacité du traitement tout en réduisant la toxicité, qui est quasiment absente dans ce cas. En effet, les patients ayant reçu l’injection intra-tumorale ont présenté trois fois moins d’effets secondaires graves par rapport à ceux ayant reçu le traitement intraveineux.

Cette avancée pourrait représenter une stratégie d’avenir pour aborder le cancer avec une précision chirurgicale dès les premiers stades de la maladie.

Source : Institut Gustave Roussy, revue Nature.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire