
Chambéry : Les boulangers partagés sur l’intérêt d’ouvrir le 1er mai
Les boulangers ont le droit d’ouvrir le 1er mai, théoriquement sans faire travailler leurs salariés. Toutefois, cette année, une certaine tolérance sera appliquée, alors que le gouvernement a présenté un projet de loi permettant aux employés de boulangeries et de fleuristeries de travailler le 1er mai sur la base du volontariat.
Cette situation suscite des débats, notamment dans le secteur de la boulangerie. Le projet de loi, présenté mercredi dernier, vise à autoriser les employés à travailler le jour de la fête du travail, bien que le Ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, ait indiqué qu’aucune instruction précise ne serait donnée aux inspecteurs du travail, misant sur « l’intelligence collective ».
À Chambéry, Laetitia Varin, responsable de la boulangerie La Tamelerie à la Motte-Servolex, a décidé d’ouvrir son établissement. Elle justifie son choix en affirmant que « c’est idiot de fermer s’il y a volontaire pour travailler », ajoutant que ses clients apprécient sa présence. Pour ce jour de travail, elle sera rémunérée double et bénéficiera d’un jour de repos compensatoire.
D’autres boulangers, en revanche, choisissent de fermer ou d’ouvrir sans salariés pour éviter les coûts supplémentaires liés aux heures travaillées le 1er mai. Stéphanie, gérante des « Délices du Faubourg » à Chambéry, a décidé de profiter de ce jour férié pour se reposer, arguant que l’ouverture n’est pas rentable : « Cela fait deux ans qu’on n’ouvre plus les jours fériés. Il n’y a pas tant de monde que ça, les gens anticipent pour être tranquilles, surtout que c’est un vendredi, veille de week-end, donc beaucoup partent. »
Cette divergence d’opinions parmi les boulangers de Chambéry souligne les défis économiques et organisationnels auxquels ils sont confrontés, alors que la question de l’ouverture le 1er mai reste un sujet sensible dans le secteur.
Source : gouvernement.fr





