
Mobilisation générale du gouvernement face aux actions anti-avortement
La ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a affirmé le 14 avril que le gouvernement se mobilisait de manière « générale » contre les mouvements anti-avortement, suite à plusieurs dégradations sur des antennes du Planning familial, notamment à Strasbourg. Elle a souligné que « les anti-choix n’ont jamais désarmé dans notre pays », lors d’une séance de questions à l’Assemblée nationale.
Aurore Bergé a dénoncé les actes de vandalisme, indiquant que ceux-ci incluent des menaces, des intimidations et des tentatives de désorientation des femmes souhaitant accéder à leur droit constitutionnel à l’IVG. Elle a également mentionné un contact régulier avec la présidente du Planning familial pour assurer la protection de ces lieux.
Cette mobilisation vise à défendre « nos libertés, nos droits, nos choix » en matière d’avortement, tout en soutenant les associations et en luttant contre la désinformation et la manipulation, a-t-elle ajouté.
Contexte des attaques contre le Planning familial
Le Planning familial, une association historique de défense des droits liés à la contraception, à l’avortement et à l’éducation à la sexualité, est régulièrement ciblé par des mouvements d’extrême droite et anti-IVG. Depuis la constitutionnalisation de l’IVG en mars 2024, plusieurs de ses antennes ont subi des actes de vandalisme, avec des tags associant l’avortement à un meurtre, notamment dans le Nord.
En mars dernier, l’antenne de Strasbourg a été recouverte d’autocollants hostiles visant spécifiquement les médecins pratiquant des avortements. Cet incident marque le deuxième de ce type depuis janvier et le sixième depuis 2021. De plus, une plainte a été déposée en octobre 2025 après des menaces d’attentat par un individu se revendiquant de la mouvance masculiniste, visant une antenne des Hauts-de-Seine.
Source : La Croix





