Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Macky Sall... Qui sont les quatre candidats en lice pour prendre la tête de l'ONU en 2027 ? – franceinfo

Quatre candidats en lice pour la tête de l’ONU en 2027

Publié le 27/04/2026 à 05:58

Auditionnés cette semaine par les représentants des 193 États membres, les quatre prétendants ont exposé leur vision du poste aujourd’hui occupé par Antonio Guterres. La décision finale dépendra largement du choix des grandes puissances membres du Conseil de sécurité des Nations unies.

C’est un poste aussi crucial qu’ingrat, dans un monde où les conflits se multiplient. Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Macky Sall et Rebeca Grynspan sont en lice pour remplacer Antonio Guterres à la tête des Nations Unies, à partir du 1er janvier prochain. Les auditions se sont tenues les 21 et 22 avril, où chaque candidat a répondu aux questions des diplomates et de représentants de la société civile.

Tous ont souligné la nécessité de relancer le rôle de l’ONU dans la résolution des conflits, tout en évitant de prendre des positions trop tranchées sur les crises en cours. Cependant, l’essentiel se joue en coulisses. Le futur secrétaire général devra d’abord obtenir le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU, où les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France disposent chacun d’un droit de veto. Les délibérations du Conseil devraient commencer à la fin juillet, suivies d’un vote de l’Assemblée générale probablement à l’automne.

L’enjeu est immense, tant l’ONU traverse une période de tensions, marquée par la multiplication des conflits et des difficultés financières. L’organisation, dirigée depuis 2017 par Antonio Guterres, voit son influence régulièrement remise en question sur la scène internationale.

Michelle Bachelet, 74 ans, l’expérimentée ancienne présidente du Chili

Ancienne présidente du Chili à deux reprises et ex-haute-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet est sans doute la personnalité la plus célèbre parmi les candidats. Elle défend l’idée d’un secrétaire général « présent sur le terrain », capable d’être « la voix de la morale ». Sa candidature suscite cependant des résistances, notamment aux États-Unis, où certains élus critiquent ses positions sur des sujets sensibles.

Rebeca Grynspan, 70 ans, la négociatrice qui veut une ONU moins prudente

Ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan dirige aujourd’hui la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Elle s’est fait connaître dans les négociations internationales, notamment sur l’exportation des céréales ukrainiennes. Lors de son audition, elle a plaidé pour une ONU plus active dans les médiations et a dénoncé une organisation devenue « conservatrice ».

Rafael Grossi, 65 ans, le diplomate du nucléaire

À la tête de l’Agence internationale de l’énergie atomique depuis 2019, Rafael Grossi joue un rôle clé dans plusieurs dossiers majeurs, notamment celui du nucléaire iranien. Il a insisté sur la nécessité que le secrétaire général soit plus actif sur le terrain, se déclarant prêt à être « une partie de la solution ».

Macky Sall, 64 ans, l’ancien président du Sénégal

Ancien président du Sénégal, Macky Sall est le seul candidat à ne pas venir d’Amérique latine. Sa candidature, présentée par le Burundi, ne fait pas l’unanimité au sein de l’Union africaine. Il défend une vision qui relie étroitement paix et développement, appelant à « réinventer » le rôle de l’ONU.

L’avenir du poste de secrétaire général s’annonce donc crucial dans un contexte international tendu, et les décisions des grandes puissances seront déterminantes.

Source : Franceinfo

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