
Incendie de Crans-Montana : de nouveaux responsables municipaux visés par l’enquête
L’enquête sur l’incendie d’un bar dans la station suisse de Crans-Montana, survenu lors de la nuit du Nouvel An et ayant causé la mort de 41 personnes et blessé 115 autres, a été élargie à quatre responsables et ex-responsables municipaux. Cette information a été confirmée le 16 avril par le ministère public du Valais.
Ces nouvelles mises en cause, révélées par l’agence de presse Keystone-ATS, portent à 13 le nombre total de personnes visées par l’instruction pénale. Parmi les personnes concernées figurent l’actuel conseiller communal chargé de la sécurité, l’adjoint au chef de service de la sécurité publique, ainsi qu’un ancien conseiller municipal et l’ancien président de la commune voisine de Chermignon.
Jacques Moretti, copropriétaire du bar Le Constellation, doit être entendu à nouveau le 5 juin. Sa dernière audition, prévue le 7 avril, avait été reportée en raison de certificats médicaux fournis par ses avocats.
Les auditions récentes ont également inclus l’actuel maire de Crans-Montana, Nicolas Féraud, qui a reconnu l’absence de contrôles de sécurité dans le bar depuis 2019, malgré l’obligation de telles vérifications annuelles. Féraud a nié toute responsabilité, affirmant n’avoir pas été informé des manquements.
Le drame, qui a principalement touché des adolescents et de jeunes adultes, a également impliqué de nombreuses victimes étrangères, notamment des Italiens et des Français. Actuellement, 38 patients demeurent hospitalisés ou en centre de réhabilitation, avec une moitié d’entre eux traités à l’étranger.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que l’incendie a été déclenché par des étincelles provenant de bougies, enflammant une mousse insonorisante au plafond du sous-sol du bar.
Le ministère public a rejeté une requête demandant la nomination de procureurs extraordinaires pour instruire le dossier, affirmant que les magistrats en charge avaient les moyens nécessaires pour garantir un traitement efficace de la procédure.
La situation demeure critique, et les familles des victimes attendent des avancées dans cette enquête complexe.
Source : La Croix






