
Ils disaient que le Breton était travailleur et docile, où ils ont été cherché ça ?
En 1972, les ouvriers du Joint Français à Saint-Brieuc se sont mobilisés pour revendiquer des salaires équivalents à ceux de leurs collègues parisiens. Gwénaëlle Régereau, qui a grandi à proximité de l’usine, a récemment découvert cette histoire et a souhaité la raconter à travers un roman graphique.
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Contexte factuel
L’usine du Joint Français a été fondée en 1962, lors d’une phase d’industrialisation et de décentralisation en France. À cette époque, la municipalité de Saint-Brieuc a cédé un terrain à l’entreprise spécialisée dans la fabrication de joints en caoutchouc. Au début des années 1970, les ouvriers briochins ont constaté que leurs salaires étaient inférieurs de 20 à 30 % à ceux de l’usine de Bezons, située en région parisienne. Cette iniquité a entraîné une colère croissante parmi les salariés.
En février 1972, les ouvriers ont exigé une augmentation de 70 centimes de l’heure, ce qui a conduit au début d’une grève. Le 13 mars, les salariés ont voté pour l’occupation de l’usine, marquant un tournant dans leur lutte.
Données ou statistiques
Selon les témoignages recueillis par Régereau, l’occupation de l’usine a suscité un soutien massif de la part de la population locale. Les agriculteurs ont apporté des denrées alimentaires, et des manifestations ont attiré plus de 10 000 personnes le 18 avril 1972. Au début de mai 1972, un protocole d’accord a été signé, entraînant une augmentation du salaire minimum dans l’entreprise, qui est passé de 804 à 889 francs.
Conséquence directe
Cette grève a non seulement permis d’améliorer les conditions salariales des ouvriers, mais elle a également révélé une solidarité forte au sein de la communauté locale. Gwénaëlle Régereau souligne que cet épisode est encore vivant dans les mémoires, et elle souhaite que l’on retienne la solidarité des gens plutôt que la peur des industriels face à cette mobilisation.
Source : France 3 Régions.




