Bioprothèses valvulaires cardiaques : un mécanisme clé identifié pour expliquer leur compatibilité avec le sang et leur résistance à la calcification

Bioprothèses valvulaires cardiaques : un mécanisme clé identifié pour expliquer leur compatibilité avec le sang et leur résistance à la calcification

Les bioprothèses valvulaires cardiaques, largement utilisées en chirurgie pour remplacer des valves cardiaques défaillantes, font l’objet d’une nouvelle étude menée par une équipe de recherche de l’Université Paris Cité, de l’Inserm et de l’AP-HP, sous la direction du Pr. David Smadja. Cette recherche, publiée le 8 mars 2026 dans la revue Angiogenesis, met en lumière le rôle de la régénération endothéliale dans l’amélioration de l’hémocompatibilité et la protection contre la calcification de ces valves biologiques.

Chaque année, des milliers de patients subissent une intervention chirurgicale pour remplacer une valve cardiaque défaillante. Deux types de prothèses sont disponibles : les valves mécaniques, qui, bien que durables, nécessitent un traitement anticoagulant à vie pour prévenir la thrombose, et les bioprothèses, fabriquées à partir de tissus animaux, qui sont mieux tolérées par l’organisme mais dont la durée de vie reste limitée.

L’étude a révélé que l’endothélialisation, observée sur des tissus implantés dans un cœur artificiel Aeson® (Carmat, SA), se produit après un dépôt de fibrine. Cette fibrine, issue de la transformation du fibrinogène, sert de support à l’endothélialisation, permettant la formation d’une couche de cellules semblable à celle des valves natives. Selon le Pr. David Smadja, « l’endothélialisation sur un tapis de fibrine peut être vue comme une humanisation de la prothèse biologique ».

Des tests sur un modèle murin ont montré que ce recouvrement endothélial protège les valves biologiques de la calcification en réduisant l’infiltration de neutrophiles, des globules blancs qui contribuent à la détérioration des bioprothèses.

Les résultats de cette recherche offrent des perspectives intéressantes pour le développement de nouvelles générations de bioprothèses, favorisant des valves biologiques plus durables et mieux tolérées par les patients. Les avancées suggèrent également des stratégies potentielles de xénotransplantation pour améliorer la longévité des valves après implantation.

Source : Inserm

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