Vrai ou faux : Les politiques natalistes de la Hongrie et de l’Italie ne « marchent pas »
Les politiques natalistes mises en place en Hongrie et en Italie, visant à encourager la natalité, suscitent des interrogations quant à leur efficacité. Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les Écologistes, a récemment affirmé dans une vidéo que ces mesures ne fonctionnent pas, soulignant que « les politiques natalistes où on explique aux femmes que ce sera plus compliqué d’avorter… ça ne marche pas ».
En Hongrie, dirigée par Viktor Orbán, des avantages fiscaux et des prêts subventionnés sont offerts aux couples mariés avec enfants. En Italie, le gouvernement de Giorgia Meloni a introduit plusieurs mesures en 2022, telles qu’un chèque mensuel de 50 à 175 euros par enfant et une réduction de la TVA sur les produits destinés aux enfants.
Cependant, malgré ces initiatives, les résultats en termes de fécondité restent préoccupants. Selon les données d’Eurostat, en Hongrie, le taux de natalité est resté stable à 1,4 enfant par femme au cours des dix dernières années, tandis qu’en Italie, il a chuté de 1,4 enfant par femme en 2014 à 1,2 en 2024. Ces chiffres placent la Hongrie légèrement au-dessus de la moyenne de l’UE (1,3), tandis que l’Italie se situe parmi les pays ayant les taux de fécondité les plus bas.
Ces politiques ne semblent donc pas avoir eu l’impact escompté sur la natalité. Les démographes s’accordent à dire que la clé pour favoriser la natalité réside davantage dans la capacité des parents à concilier travail et vie de famille, à travers des mesures telles que l’allongement du congé parental et l’amélioration des services de garde.
Source : Franceinfo




