
Frappes israéliennes au Liban, le Hezbollah pointe «une impasse»
Malgré une prolongation négociée à Washington, Israël multiplie les frappes et le Hezbollah revendique des ripostes.
Le 17 mai 2026, de nouvelles frappes israéliennes ont visé l’est et le sud du Liban, rapportent les médias d’État. Ces attaques ont eu lieu en dépit d’une prolongation de la trêve, annoncée lors de négociations bilatérales à Washington. Deux frappes ont ciblé la localité de Sohmor dans l’ouest de la région de la Békaa, tandis que d’autres ont touché des localités dans les régions de Nabatiyé et de Tyr.
Les États-Unis avaient annoncé, lors de la deuxième journée de pourparlers, la prolongation d’une trêve entrée en vigueur le 17 avril, qui devait expirer le 17 mai. Le Hezbollah a réagi en revendiquant des attaques contre l’armée israélienne, affirmant qu’elles étaient des représailles aux violations de la trêve par Israël.
Le mouvement pro-iranien a déclaré avoir frappé une cible militaire dans le nord d’Israël, après avoir mené plusieurs opérations contre les forces israéliennes déployées dans le sud du Liban.
Le Hezbollah rejette les négociations directes entre le Liban et Israël, qui sont les premières depuis des décennies. Ces discussions portent notamment sur la question du désarmement du groupe, que celui-ci refuse. Un député du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan, a déclaré que ces négociations n’avaient pas abouti à un cessez-le-feu et avaient précipité les autorités libanaises dans une impasse.
Depuis le début de la trêve, le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts, selon des chiffres officiels.
Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l’Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a attaqué Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. Près de 3000 personnes ont été tuées et plus d’un million déplacées depuis le début des hostilités.
Source : AFP





