
Hantavirus à Paris : une souche détectée et trois personnes contaminées
Depuis le 10 mai 2026, l’attention se tourne vers l’hôpital Bichat, situé dans le 18e arrondissement de Paris. Cinq croisiéristes français du MV Hondius, où un foyer d’hantavirus a été identifié, ont été transférés et placés en isolement strict. Les autorités sanitaires s’inquiètent particulièrement de la souche Andes, reconnue pour sa létalité, mais une souche différente a également été détectée à Paris.
Selon l’Institut Pasteur, trois cas d’infection par la souche Séoul ont été confirmés à Paris depuis 2012. Ces contaminations demeurent sporadiques, sans localisation géographique spécifique identifiée par l’institution. La contamination humaine se produit généralement par inhalation de poussières et d’aérosols issus des excrétas d’animaux infectés, notamment lors d’activités en milieu forestier ou dans des locaux longtemps abandonnés.
La souche Séoul est principalement associée à des contaminations par des rats sauvages, comme le montre les données : 13 des 15 cas étudiés sont liés à cette source. D’autres cas ont été signalés dans plusieurs départements français, dont la Côte d’Or, la Saône-et-Loire, l’Ain, le Rhône et l’Hérault.
Bien que ce virus soit présent dans plusieurs régions, les cas humains en Europe restent rares et pourraient être sous-estimés. En général, les manifestations de la maladie sont plus modérées, avec moins de 1 % de décès signalés.
Actuellement, il n’existe pas de vaccin totalement efficace contre la souche des Andes, et les sérums disponibles pour la souche Séoul ne sont utilisés qu’en Chine et en Corée du Sud, avec une efficacité limitée. La prévention repose donc sur la réduction des contacts avec les rongeurs et leurs excrétions.
Source : Actu.fr, Institut Pasteur, Santé publique France.





