
Les marges des industriels de l’alimentaire : réalité ou exagération ?
Jean-François Loiseau, président de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), a récemment déclaré que les marges des industriels de l’alimentaire se situent autour de 3 %, tandis que celles des autres industries atteignent 7,5 %. Cette affirmation, bien que légèrement exagérée, repose sur des éléments vérifiables.
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Contexte factuel
Avec la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, les prix de l’alimentation en France sont sous pression, notamment en raison de l’augmentation des coûts de l’énergie, des engrais et du plastique. Dans ce contexte, Loiseau soutient que les industriels de l’alimentaire ne peuvent pas réduire leurs marges pour atténuer la hausse des prix, affirmant que celles-ci sont déjà à leur minimum.
Données ou statistiques
Une étude de la Banque de France, commandée par l’ANIA, révèle que la marge nette des industriels de l’alimentaire était de 3,5 % en 2024, alors que pour l’ensemble des industries manufacturières, elle était de 5,8 %. En termes de marge brute, les chiffres sont de 3,8 % pour l’alimentation contre 7,1 % pour les autres industries. Ainsi, les autres secteurs dégagent près du double de marges par rapport à l’alimentation.
Conséquence directe
Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les industriels de l’alimentaire, qui doivent redistribuer une part importante de leurs revenus à leurs fournisseurs et sous-traitants tout en faisant face à des coûts croissants.
Source : Banque de France, ANIA.





