Giec : Quand défendre l’industrie prime sur la science, même pour les climatosceptiques !
Le fait principal
Wim Carton, chercheur au Centre d’études sur le développement durable de l’université de Lund, dénonce l’instrumentalisation du GIEC par des intérêts industriels, notamment ceux de l’Arabie saoudite. Il révèle 11 conflits d’intérêts au sein de cette institution, soulignant l’inadéquation entre les discours de la diplomatie climatique et la réalité des politiques énergétiques.
Ce qui s’est passé
Dans une récente interview pour *l’Humanité*, Carton met en lumière l’obstruction climatique systématique de l’Arabie saoudite, un pays dont l’économie repose sur les énergies fossiles. En dénonçant ces conflits d’intérêts, il remet en question la capacité du GIEC à mener une véritable action contre le changement climatique, accusant certains États d’instrumentaliser la science pour défendre des intérêts économiques.
Le contexte
Depuis plusieurs années, le GIEC est au cœur des débats sur le changement climatique, mais sa crédibilité est mise à mal par des accusations d’influence extérieure. L’Arabie saoudite, par le biais de son géant pétrolier Saudi Aramco, est souvent pointée du doigt pour ses efforts visant à minimiser l’impact des énergies fossiles dans les rapports du GIEC. Le climat politique mondial, marqué par des engagements souvent non tenus, rend la situation encore plus alarmante.
Les chiffres à retenir
– 11 conflits d’intérêts documentés au sein du GIEC, en lien avec l’Arabie saoudite et Saudi Aramco.- Les émissions de CO2 de l’Arabie saoudite, qui représentent environ 1,6 % des émissions mondiales, soulignent le poids de ce pays dans le débat climatique.
Ce que cela révèle
La situation met en lumière un double discours : d’une part, des promesses de réduction des émissions, et d’autre part, un soutien indéfectible aux énergies fossiles. Le GIEC, censé être un phare de la science climatique, se retrouve ainsi piégé entre les intérêts économiques de certains États et l’urgence d’une transition énergétique. Alors que le RN et l’extrême droite prônent une souveraineté énergétique, leur silence face à ces contradictions est assourdissant. Ils veulent une France autonome, mais à quel prix ?
Ce qu’il faut retenir
L’instrumentalisation du GIEC par des intérêts industriels est un symptôme inquiétant de l’échec des États à s’attaquer sérieusement au changement climatique. Les révélations de Wim Carton ne sont pas seulement une alerte, mais un appel à la vigilance face à la manipulation des données scientifiques par des acteurs aux motivations douteuses.
Source : *l’Humanité*
