Allocations familiales : un demi-milliard d’euros de fraude détectés en 2025

Allocations familiales : un demi-milliard d’euros de fraude détectés en 2025

La Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) a annoncé le 15 avril avoir identifié 508,8 millions d’euros de fraude en 2025, marquant une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse est attribuée à la modernisation des systèmes de contrôle et à une politique de vérification plus ciblée.

Chaque année, la Cnaf distribue près de 100 milliards d’euros d’aides à environ 13,5 millions d’allocataires. En 2024, l’organisme a réalisé 29,2 millions de contrôles, dont la majorité, soit 27,7 millions, ont été effectués automatiquement. Ces vérifications consistent à croiser les données fournies par les allocataires avec celles d’organismes partenaires, tels que France Travail ou l’administration fiscale. Environ 83 000 contrôles ont été effectués par 700 agents, qui ont rencontré les allocataires ou se sont rendus à leur domicile.

Deux avancées majeures ont contribué à l’amélioration des contrôles. D’une part, les déclarations de ressources préremplies pour les bénéficiaires du RSA et de la prime d’activité, facilitant ainsi la vérification des informations grâce à des données fournies automatiquement par les employeurs. D’autre part, la mise en place d’un algorithme permettant de cibler les allocataires à contrôler, bien que cette méthode ait suscité des critiques de la part d’associations de lutte contre la pauvreté.

Nicolas Grivel, directeur général de la Cnaf, a déclaré : « En sécurisant à la source les données, la modernisation des déclarations réduit le risque et permet le déploiement d’une politique de contrôle plus ciblée et donc efficace. » Les cas de fraude sont sanctionnés par des pénalités, et dans les situations les plus graves, des dépôts de plainte peuvent être effectués.

En 2025, les contrôles ont également permis de régulariser un total de 1,68 milliard d’euros, dont 1,27 milliard d’euros versés à tort aux allocataires, en raison d’erreurs, qu’elles soient volontaires ou non. Le reste, soit 408,9 millions d’euros, correspond à des remboursements effectués aux allocataires.

Source : La Croix.

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