Quand le sang ne circule plus... Rester en bonne santé dans l'espace, mission impossible ?

Quand le sang ne circule plus… Rester en bonne santé dans l’espace, mission impossible ?

La NASA a récemment rencontré une énigme médicale à bord de la Station spatiale internationale (ISS) : l’astronaute Mike Fincke a connu un épisode transitoire d’aphasie, une perte temporaire de la capacité à parler. Cet incident soulève des questions cruciales sur l’impact des conditions de vie en microgravité sur la santé des astronautes.

Les investigations sur cet événement indiquent qu’il s’agissait d’une aphasie transitoire d’environ vingt minutes, sans lien direct avec un AVC, mais possiblement lié à un accident ischémique transitoire, où un caillot sanguin obstrue temporairement la circulation dans le cerveau. Les séjours prolongés dans l’espace modifient les circulations liquidiennes et veineuses, entraînant des anomalies telles que des flux sanguins inversés dans les veines jugulaires.

Une étude a révélé que, chez six astronautes sur onze, des flux stagnants ou inversés ont été observés vers le cinquantième jour de vol. De plus, une thrombose occlusive de la jugulaire interne a été identifiée chez un astronaute. Bien que des anomalies de flux puissent persister, le lien entre thrombose veineuse et épisodes neurologiques transitoires comme l’aphasie n’est pas encore clairement établi.

Longtemps, on a cru que les liquides corporels circulaient de manière diffuse en microgravité. Cependant, des recherches récentes montrent que cette condition peut provoquer des problèmes locaux significatifs, affectant la physiologie veineuse du cou et entraînant des risques de stase sanguine, d’altération des vaisseaux et de modifications de la coagulation.

Ces découvertes posent des défis considérables pour les projets d’exploration spatiale de la NASA et de SpaceX, qui envisagent des missions prolongées vers Mars. Les astronautes doivent faire face à des contraintes médicales dans un environnement isolé, où les options de diagnostic et de traitement sont bien moins avancées que sur Terre. La NASA prend désormais ces questions très au sérieux et adapte sa préparation pour les missions de longue durée.

Source : Sciences et Avenir

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire