Emmanuel, inspecteur de la consommation : un métier mal perçu mais essentiel

Emmanuel, inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, exerce un métier souvent mal aimé des Français. « Les gens imaginent que nous sommes des personnes pénibles, sans cœur, qui manquent d’empathie. Pourtant, notre travail est axé sur l’intérêt général et la protection des consommateurs », souligne-t-il. Sa mission consiste à contrôler l’application des réglementations en matière de concurrence, de consommation, ainsi que de qualité et de sécurité des produits.

Dans son rôle, Emmanuel traque les produits douteux et les pratiques commerciales frauduleuses. Ce quadragénaire apprécie particulièrement l’aspect terrain de son métier. « Mon travail est similaire à celui d’un enquêteur : je recueille des informations, les analyse, mène des entretiens et rédige des rapports », précise-t-il. Parfois, il doit « avancer masqué » pour effectuer certains contrôles, utilisant même une identité d’emprunt dans le cadre d’enquêtes.

Après avoir intégré l’École nationale de la CCRF en 2013, Emmanuel a été recruté par concours administratif. Il a débuté sa carrière dans une direction départementale de protection des populations (DDPP) dans le Sud de la France, où il était chargé de l’assurance et de la banque, avec une rémunération initiale de 3 200 euros bruts, soit environ 2 500 euros nets.

Cinq ans plus tard, il a demandé une mutation dans une DDPP du quart sud-ouest, se spécialisant désormais dans le domaine de la santé. Récemment, il a fait retirer du marché une crème pour l’eczéma contenant une substance interdite en Europe, encore vendue dans plusieurs pharmacies. Sa rémunération actuelle est d’environ 3 400 euros bruts par mois, soit 2 800 euros nets.

Selon l’INSEE, le salaire moyen d’un fonctionnaire en France est d’environ 2 400 euros nets, ce qui place Emmanuel au-dessus de cette moyenne, soulignant l’importance de son rôle dans la protection des consommateurs.

La variété de ses missions contribue à l’absence de routine dans son travail, un aspect qu’il apprécie tout particulièrement. Emmanuel reste déterminé à faire évoluer la perception de son métier, essentiel pour garantir la sécurité et la qualité des produits sur le marché.

Source : Le Figaro

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