Un homme condamné pour violences conjugales après une dispute liée à une télécommande

Au terme d’une audience parfois tendue, un homme de 56 ans a été condamné pour violences conjugales par le tribunal de Montauban (Tarn-et-Garonne). Il avait blessé sa compagne au nez à la suite d’une altercation dont l’origine serait un changement de chaîne de télévision.

Le mardi 5 mai, les enfants de la victime ont été tirés du sommeil par une découverte brutale. Au réveil, ils constatent que leur mère a tenté de les contacter dans la nuit, vers 4 heures. « Un appel au secours », selon les mots du procureur. À cet appel manqué se joint une photo de la femme, le nez ensanglanté. Inquiet, le fils a contacté immédiatement le commissariat de Montauban. Mickaël a été interpellé dans la soirée, au domicile de sa compagne.

Deux jours plus tard, cet homme a comparu dans le box des prévenus. Il a affirmé que sa compagne était « complètement bourrée » et que la dispute avait éclaté lorsqu’il a voulu changer de chaîne. Selon lui, elle l’a retenu puis bousculé, ce qui l’a amené à la repousser, entraînant sa blessure.

Cette version est contestée par sa conjointe, qui affirme avoir reçu une gifle. « C’est une menteuse », a déclaré le prévenu. La juge, lui rétorquant, a exprimé son désaccord sur sa notion du réflexe.

Le couple a des antécédents de violences, avec 8 mains courantes déposées auprès des forces de l’ordre. Selon la magistrate, ils consomment fréquemment de l’alcool lors de soirées où le ton monte rapidement. Le prévenu a un casier judiciaire chargé, avec 28 mentions, dont plusieurs pour violences.

Au regard de son passé judiciaire et de sa minimisation des faits, le procureur a requis une peine sévère. La défense a plaidé pour un climat délétère, suggérant qu’il était temps de mettre un terme à cette relation. Mickaël a finalement été condamné à un an de prison ferme, avec des obligations de soins, de travail et une interdiction d’entrer en contact avec sa compagne. La peine pourrait être aménagée en fonction des garanties présentées par le prévenu.

Source : La Dépêche

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