
Le phénomène du « shadow AI » gagne du terrain au sein des entreprises, alors que les directions générales multiplient les injonctions à adopter l’IA pour améliorer la productivité et réduire les coûts. Ce terme désigne l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle par les employés sans l’approbation ou la supervision des services informatiques de l’organisation.
Selon une étude de YouGov pour Microsoft France, 80 % des dirigeants utilisent des outils d’IA générative au moins une fois par semaine, et 60 % considèrent son adoption comme une priorité. Cependant, 69 % des collaborateurs des grands groupes utilisent ces outils, avec une proportion légèrement inférieure de 55 % dans les PME. Par ailleurs, 61 % des utilisateurs en entreprise utilisent des IA via leurs comptes personnels au moins une fois par semaine, et 38 % quotidiennement. (linformaticien.com)
Ce phénomène soulève des préoccupations majeures en matière de sécurité des données et de conformité réglementaire. En effet, l’utilisation non encadrée de l’IA peut entraîner des fuites de données sensibles et compromettre la confidentialité des informations. Une étude de Netskope révèle que, malgré une baisse en 2025, la moitié des utilisateurs de GenAI en entreprise continuent de passer par un compte personnel, augmentant ainsi les risques de fuites de données sensibles. (lemondeinformatique.fr)
Face à cette situation, les entreprises sont appelées à mettre en place des politiques claires et des cadres d’utilisation appropriés pour encadrer l’adoption de l’IA, assurant ainsi une intégration sécurisée et conforme aux réglementations en vigueur.





