
Un raccourci vers Mars : une découverte qui pourrait transformer la conquête spatiale
Une trajectoire d’astéroïde longtemps considérée comme erronée pourrait ouvrir une voie inédite vers la planète rouge. Selon une étude, certains corridors orbitaux permettraient de réduire la durée des missions habitées.
Des chercheurs ont récemment identifié un potentiel « passage secret » dans notre système solaire, capable de réduire de moitié le temps d’un voyage vers Mars. Une découverte qui pourrait révolutionner l’exploration spatiale, si elle se confirme. Cette étude a été publiée en avril dans la revue scientifique Acta Astronautica et relayée par Live Science.
Actuellement, les missions habitées vers Mars nécessitent entre sept et dix mois pour l’aller simple, suivis d’une attente d’environ deux ans pour un retour, en raison de l’alignement orbital entre la Terre et Mars, qui se produit tous les vingt-six mois. Ainsi, un aller-retour complet pourrait approcher les trois ans.
Marcelo de Oliveira Souza, cosmologue à l’Université d’État du Nord-Rio de Janeiro, a découvert que certaines données orbitales initiales, habituellement écartées, pourraient révéler des trajectoires interplanétaires plus directes. Lors de l’opposition martienne d’octobre 2020, il a calculé qu’un trajet Terre-Mars de seulement trente-quatre jours était théoriquement envisageable.
Cependant, cette trajectoire nécessiterait des performances technologiques actuellement hors de portée. Le vaisseau spatial devrait quitter la Terre à environ 32,5 kilomètres par seconde et atteindre Mars à plus de 108 000 km/h, des vitesses que les systèmes de propulsion contemporains ne peuvent pas supporter.
À l’aide d’une méthode de mécanique orbitale, Souza estime qu’une mission complète pourrait être réalisée en 153 jours, avec un départ prévu le 20 avril 2031, permettant un séjour d’un mois sur Mars avant le retour. Une autre option, moins énergivore, porterait la durée totale à environ 226 jours.
Les défis techniques restent nombreux, mais les avancées des futures générations de lanceurs, comme Starship de SpaceX, pourraient rendre ces ambitions réalisables.
Source : Acta Astronautica, Live Science



