
Deux ans d’attente pour une place en IME : les parents d’Arthur tirent la sonnette d’alarme
Près de Montbéliard (Doubs), les parents d’Arthur Milhem, un garçon de 6 ans atteint de trisomie 21, sont en attente d’une place dans un institut médico-éducatif (IME), un établissement qui pourrait répondre à ses besoins spécifiques. Actuellement, Arthur est sur liste d’attente et devra patienter encore deux ans avant d’intégrer une structure adaptée.
Olivier Milhem, son père, décrit son fils comme un enfant joyeux et épanoui, mais qui souffre dans un environnement inadapté. « Quand il est dans un cadre qui ne lui correspond pas, il se renferme », explique-t-il. Son quotidien est partagé entre deux heures d’école « classique » le matin et une crèche l’après-midi, ce qui ne semble pas convenir à ses besoins. À la fin de ses journées, il éprouve des difficultés émotionnelles, pleurant pendant des heures, selon son père.
La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) et l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté confirment que son dossier est valide pour une intégration en IME, mais les places disponibles sont rares. La MDPH a ainsi notifié aux parents qu’Arthur ne pourra pas bénéficier d’une place avant deux ans.
Elodie Milhem, sa mère, souligne que la proposition alternative d’une scolarisation à temps plein dans une école classique, avec des horaires allant de 8h30 à 16h30, ne convient pas à Arthur, qui souffre de troubles de l’oralité et ne peut pas fréquenter la cantine.
Dans le Doubs, environ 180 enfants attendent une place en IME, selon Valérie Maillard, conseillère départementale déléguée au handicap. Elle indique que le manque de places dans ces établissements est un problème structurel, aggravé par le fait que des enfants devenus adultes occupent des places qui pourraient être attribuées à des plus jeunes.
Malgré la situation, la conseillère assure qu’un « plan B » est proposé pour les enfants en attente, avec des dispositifs comme l’Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire (ULIS) qui peuvent être mis en place.
Face à cette situation, la famille Milhem a lancé une pétition en ligne pour garantir une place en IME pour Arthur, qui a déjà recueilli plus de 13 000 signatures.
Source : France Télévisions




