Face aux politiques natalistes de l’extrême droite, une politique féministe pour enrayer la crise démographique
En réponse à la baisse de la natalité en France, une note du Haut-Commissariat au plan met en lumière l’efficacité des politiques égalitaires. Ce document arrive à un moment où l’extrême droite propose une vision de la famille jugée archaïque, tout en remettant en question les droits sexuels et reproductifs.
La France a enregistré un taux de natalité en déclin, atteignant 1,83 enfant par femme en 2021, selon l’INSEE. Ce chiffre est en baisse par rapport aux années précédentes, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’avenir démographique du pays. Les politiques natalistes traditionnelles, souvent soutenues par des partis d’extrême droite, tendent à promouvoir des modèles familiaux conservateurs, sans prendre en compte la complexité des choix individuels et des réalités socio-économiques actuelles.
La note du Haut-Commissariat souligne que les politiques d’égalité, notamment en matière d’accès à l’éducation et à l’emploi pour les femmes, pourraient avoir un impact significatif sur la natalité. En effet, des études montrent qu’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, ainsi qu’un soutien accru aux parents, favorisent une hausse des naissances.
Les données de l’Eurostat indiquent que les pays européens ayant mis en place des politiques d’égalité de genre affichent des taux de natalité plus élevés. Par exemple, les pays nordiques, qui offrent des congés parentaux généreux et des services de garde d’enfants accessibles, présentent des taux de natalité supérieurs à la moyenne européenne.
Cette approche égalitaire pourrait donc représenter une réponse efficace à la crise démographique, tout en contrant les discours rétrogrades qui menacent les droits des femmes. En intégrant les préoccupations féministes dans les politiques publiques, la France pourrait non seulement enrayer la baisse de la natalité, mais également promouvoir une société plus égalitaire.
Source : Haut-Commissariat au plan, INSEE, Eurostat.




