
Ne pas présumer de ses forces : Alerte aux risques de noyade en Charente-Maritime
Le responsable de la sécurité des baignades dans le secteur de Royan alerte sur les risques de noyade, suite à un bilan alarmant publié par Santé Publique France. Les épisodes de canicule et les ponts de mai, période où la baignade n’est pas encore surveillée, contribuent à une augmentation des dangers.
En mai, les zones de baignade en Charente-Maritime ne sont pas encore sous surveillance. Cette situation est d’autant plus préoccupante à la lumière des données de Santé Publique France, qui a rapporté 1 418 noyades survenues entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, dont 409 ont été mortelles. Cette hausse de 14 % par rapport aux années précédentes est attribuée au réchauffement climatique et à la fréquence accrue des canicules.
Flavio Vitillo, chef de service sécurité des zones de baignade de la communauté d’agglomération de Royan Atlantique, souligne que les pics de chaleur augmentent la fréquentation des plages, entraînant ainsi une population plus importante qui ne respecte pas toujours les consignes de sécurité. Il met en garde contre les « grands week-ends ensoleillés » de mai, qui risquent d’attirer davantage de baigneurs sur des plages non surveillées. Les conseils de sécurité incluent de ne jamais se baigner seul, de rester visible et de ne pas surestimer ses capacités. De plus, la température de l’eau est encore fraîche, ce qui nécessite une vigilance accrue, notamment pour les enfants, qui doivent être surveillés de près.
Les baïnes, ces courants dangereux qui se forment sur certaines plages, représentent également un risque majeur. Vitillo rappelle que des houles importantes sont attendues lors des prochains week-ends, rendant la prudence encore plus essentielle.
Idéalement, les zones de baignade devraient être surveillées dès le mois de mai, mais la majorité des surveillants sont des étudiants en formation, disponibles seulement à partir de la mi-juin. Une initiative dans le département des Landes vise à instaurer une présence de maîtres-nageurs-sauveteurs toute l’année, bien que cela ne constitue pas une surveillance active.
Enfin, une mise en garde s’applique également aux piscines, où les accidents domestiques sont en hausse.
Source : Santé Publique France





