
Crépy-en-Valois : Retrait des drapeaux de jumelage, une décision controversée
À Crépy-en-Valois (Oise), le maire UDR Gabriel Melaïmi a pris la décision de retirer les drapeaux des villes jumelées—Belgique, Allemagne et Pologne—du fronton de l’hôtel de ville. Cette action, effectuée sans consultation préalable, suscite des critiques au sein de l’opposition de gauche.
Depuis les années 1950, la commune est jumelée avec Zell-Mosel (Allemagne), Antoing (Belgique) et Plonsk (Pologne). Les drapeaux de ces villes flottaient aux côtés de ceux de la France et de l’Union européenne. Cependant, leur retrait a été effectué récemment, provoquant une réaction immédiate des partis d’opposition.
Gabriel Melaïmi défend sa décision, affirmant que le seul drapeau légalement requis est celui de la France, suivi du drapeau européen. Il précise que les drapeaux étrangers peuvent être exposés uniquement lors de visites officielles. Malgré cela, il assure que les relations avec les villes jumelées ne sont pas affectées, citant des messages de félicitations reçus des maires de Zell-Mosel et Plonsk.
L’opposition, représentée par Pierre-Marie Jumeaucourt (DVG), qualifie cette décision d’acte symbolique fort, susceptible de nuire aux liens entre les communes. Il souligne que la mairie d’Antoing a décidé de ne pas inviter la majorité municipale de Crépy-en-Valois aux cérémonies de jumelage cette année, soulignant ainsi l’impact de cette décision sur les relations intercommunales.
Le bourgmestre d’Antoing, Gauthier Dudant, a également exprimé ses réserves sur l’orientation politique de Melaïmi, indiquant que l’extrême droite n’est pas en accord avec leur vision.
Les réactions des habitants de Crépy-en-Valois sont partagées. Certains estiment que la décision n’aura pas de conséquences durables, car les drapeaux seront probablement réinstallés lors des événements futurs.
Cette situation met en lumière des tensions politiques croissantes au sein de la commune et soulève des questions sur l’importance des symboles dans les relations internationales locales.
Source : France 3 Régions.



