Artemis, Chang’e, Chandrayaan… en quoi la course à la Lune des années 2020 diffère de celle des années 1960

Course à la Lune : Un nouveau chapitre pour l’exploration spatiale

En 2026, la NASA prévoit le lancement d’Artemis-2, la deuxième mission de son programme d’exploration lunaire, déjà reportée plusieurs fois. À la fin de la même année, la Chine doit envoyer Chang’e-7, une mission robotisée vers le pôle Sud lunaire, tandis que l’Inde prépare l’alunissage de Chandrayaan-4 pour 2027.

Le programme Artemis, qui doit transporter quatre astronautes en orbite lunaire, évoque des souvenirs du programme Apollo, avec sa fusée SLS (Space Launch System) de cent mètres de haut, rappelant la Saturn-5. Toutefois, la dynamique actuelle est différente. La compétition n’est plus uniquement entre les États-Unis et l’URSS, mais inclut désormais la Chine comme acteur majeur.

Une nouvelle carte de l’exploration lunaire

La conquête spatiale des années 1960 était dominée par deux superpuissances. Aujourd’hui, la Lune attire de nombreuses nations, avec un intérêt croissant pour son exploration au cours de la dernière décennie. En réponse aux avancées chinoises, les États-Unis ont lancé le programme Artemis en 2017, visant à ramener des astronautes sur la Lune d’ici 2030. Parallèlement, le programme ILRS (International Lunar Research Station) initié par la Chine et la Russie propose des objectifs similaires, avec des missions comme Chang’e-7.

D’autres pays, comme l’Inde et le Japon, se sont également engagés dans des missions lunaires. L’Inde a récemment réussi son alunissage avec Chandrayaan-3, et le Japon mène des missions robotisées, notamment en collaboration avec des entreprises privées.

Disruption juridique et enjeux contemporains

Le programme Artemis soulève des questions juridiques importantes, notamment sur la propriété des ressources spatiales. Les États-Unis ont introduit le Space Act de 2015, permettant l’appropriation des ressources extraites dans l’espace, défiant ainsi le cadre juridique international en vigueur. Les accords Artemis, signés par plus de cinquante États, renforcent cette tendance, mais leur légitimité est souvent remise en question.

Les enjeux budgétaires et environnementaux sont également cruciaux. Le coût estimé du programme Artemis jusqu’en 2025 est de 93 milliards de dollars. Ces dépenses sont considérables, surtout en comparaison avec les budgets spatiaux des autres nations.

Cette nouvelle course à la Lune, bien que familière, est marquée par des dynamiques de coopération et de compétition qui redéfinissent le paysage géopolitique spatial.

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