46 gardes à vue après l’interdiction de manifestations à Paris

Ce samedi, 46 personnes ont été placées en garde à vue à Paris, alors que la justice avait confirmé l’interdiction d’un cortège organisé par des militants d’extrême droite. Une contre-manifestation antifasciste, également prévue pour ce jour-là, a été interdite.

Selon un bilan de la préfecture de police (PP) établi à 19h, les forces de l’ordre ont procédé à un total de 97 interpellations, comprenant des militants d’extrême droite et des antifascistes, dans divers secteurs de la capitale. Les gardés à vue ont été retenus pour des faits tels que la participation à un groupement en vue de commettre des violences, des violences volontaires en réunion et le port d’armes prohibées. De plus, 182 personnes ont été verbalisées pour non-respect d’un arrêté d’interdiction.

La PP a précisé que ses équipes demeuraient vigilantes afin de « prévenir tout trouble à l’ordre public » et d' »éviter d’éventuelles confrontations entre militants antagonistes ». La manifestation du « Comité du 9-Mai », un groupe d’extrême droite, avait été initialement interdite, tout comme la contre-manifestation antifasciste intitulée « Pas de nazis dans Paris ». Cette interdiction a été confirmée par le tribunal administratif de Paris et le Conseil d’État, en raison du risque de troubles à l’ordre public.

Les autorités avaient cité la mort récente d’un militant d’extrême droite à Lyon et des incidents antérieurs impliquant des saluts nazis lors des rassemblements du Comité pour justifier cette interdiction.

Dès le début de l’après-midi, neuf personnes avaient déjà été placées en garde à vue pour des actes de violence ou de dégradation, principalement des militants d’extrême droite. Les membres du Comité du 9-Mai n’ont finalement pas pu se rassembler au lieu prévu, la place des Pyramides, où un autre rassemblement se tenait déjà.

Raphaël Ayma, porte-parole du Comité, a exprimé ses inquiétudes concernant la liberté de manifester en France, déclarant que toute responsabilité en cas de débordements incomberait à la préfecture.

Le Comité du 9-Mai commémore chaque année la mort d’un militant d’extrême droite, Sébastien Deyzieu, décédé en 1994. L’année précédente, une manifestation similaire avait été initialement interdite avant d’être autorisée par le tribunal administratif, entraînant la participation d’environ un millier de militants.

Source : AFP

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