
Nouveau coup dur pour Saint-Vincent-de-Paul : un cambriolage dévastateur
L’association Saint-Vincent-de-Paul a été victime d’un cambriolage le week-end du 25 et 26 avril, entraînant des pertes financières considérables. Élisabeth Gau, présidente de l’association, a déclaré que le vol a été découvert lundi matin à 7 heures. Les cambrioleurs ont brisé les verrous pour pénétrer dans le bureau situé à Normandie, emportant plusieurs centaines de milliers de francs en recettes de la semaine et des cartes déjeuners stockées dans un coffre-fort.
Les dégâts matériels et le vol devraient s’élever à environ un million de francs. Élisabeth Gau s’interroge sur les motivations des malfaiteurs, soulignant que la plupart des bénévoles n’étaient pas au courant de l’existence du coffre. Une plainte a été déposée, et une enquête est en cours, mais les auteurs des faits n’ont pas encore été identifiés.
Ce cambriolage s’inscrit dans un contexte déjà difficile pour l’association, qui a été fondée en 1899 en Nouvelle-Calédonie. Il y a deux ans, Saint-Vincent-de-Paul avait perdu deux de ses espaces importants, la Maison Ozanam et l’épicerie de Païta, incendiés lors des émeutes de mai 2024. Les opérations ont été transférées à Normandie, où un nouveau magasin de 400 m² a été ouvert en 2021 pour revendre des dons de nourriture, de vêtements et de meubles.
Élisabeth Gau a exprimé sa tristesse face à cette nouvelle épreuve : « On commençait tout juste à digérer 2024 et, même si c’est moins dramatique, c’est dur à accepter. Notre raison d’être, c’est l’aide aux personnes démunies, donc quand on est victimes de ce genre de choses, on est choqués et un peu désabusés. »
La situation est d’autant plus préoccupante pour les associations calédoniennes, qui font face à une baisse des subventions et une crise du bénévolat. Actuellement, Saint-Vincent-de-Paul ne compte que 35 bénévoles, contre 80 en 2023, alors que le nombre de bénéficiaires a augmenté de 35 à 40 % par rapport à début 2024, en raison de la précarité croissante.
Récemment, l’association a distribué des colis alimentaires à 255 personnes en situation de précarité, avec une valeur allant de 5 000 à 11 000 francs chacun. Malgré ces défis, Élisabeth Gau reste déterminée : « On va redresser la tête, on a qu’une envie, c’est de continuer. » La rénovation de la Maison Ozanam, achevée récemment, pourrait offrir un nouvel élan aux équipes de l’association.
Source : LNC.nc



