TEMOIGNAGE. À la découverte de l'île qui a inspiré Princesse Mononoké : un Orléanais rejoint Yakushima au sud du Japon sans prendre l'avion

TEMOIGNAGE. À la découverte de l’île qui a inspiré Princesse Mononoké : un Orléanais rejoint Yakushima au sud du Japon sans prendre l’avion

Publié le 28/04/2026 à 11h18
Temps de lecture : 4 min

Parti le 23 février de la gare des Aubrais à Orléans, Nicolas Breton est arrivé sur la petite île de Yakushima, au sud du Japon, sans prendre l’avion. Cette aventure s’inscrit dans un mouvement croissant de voyageurs soucieux de réduire leur empreinte carbone.

« Ce voyage en valait la peine. Cette île tout au sud du Japon est magique. C’est d’ailleurs l’île qui a inspiré les décors du film d’animation Princesse Mononoké », déclare Nicolas Breton, rédacteur du guide écoresponsable Tao. Originaire de Jargeau, il évoque la biodiversité unique de Yakushima, où il pleut en moyenne 35 jours par mois, créant un environnement riche en montagnes, forêts humides, cèdres centenaires, macaques, biches et cascades.

Yakushima, avec ses 500 km², est un site inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993, reconnu pour sa nature dense et préservée. Située à environ 13 000 kilomètres d’Orléans, l’île est accessible par avion, mais Nicolas a choisi une approche plus durable. « Si l’avion était écologique, j’y serais allé par les airs », plaisante-t-il. Il a ainsi opté pour le train, le bus et le ferry, alliant son désir de découvrir le Japon à ses convictions écologiques.

Son périple a duré un mois et demi, le menant à travers l’Europe, puis en Russie via le transsibérien. « J’ai rarement aussi bien dormi dans ce train », confie-t-il, décrivant une expérience immersive où il a perdu la notion du temps. Il a ensuite traversé la Mongolie et la Chine, avant de prendre un ferry pour rejoindre le Japon.

Nicolas souligne l’importance de vivre concrètement un voyage bas carbone. « J’adore l’aventure. Si j’étais parti en avion, il y aurait eu moins de ce côté aventure. La contrainte écologique peut être une opportunité pour vivre un voyage encore plus exceptionnel. »

Des initiatives similaires émergent, comme celle d’une famille girondine qui a rejoint l’Asie sans avion en 2025, estimant leur empreinte carbone à 800 kg de CO2 par personne pour un voyage de cinq mois, comparé à 1 500 kg en 24 heures par avion.

Ces démarches s’inscrivent dans un contexte où les engagements internationaux, comme ceux de l’accord de Paris de 2015, visent à limiter la hausse de la température à 2 degrés d’ici 2050, nécessitant une réduction des émissions de CO2 à 2 tonnes par an et par personne.

Source : France3 Régions.

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