Blocus lycéens : incendies et violences dans plusieurs villes, des personnels blessés
La mobilisation lycéenne du jeudi 1er octobre 2026 a été marquée par des incendies, des dégradations et des affrontements dans plusieurs régions. À 13 heures, plus de 300 actions et 169 blocages avaient été recensés selon les remontées policières, tandis qu’une cellule interministérielle de crise était ouverte sous l’autorité du Premier ministre, Sébastien Lecornu. ()
Parti d’Île-de-France une quinzaine de jours plus tôt, le mouvement s’est étendu à de nombreuses villes. Parmi les revendications évoquées figurent le manque de professeurs et des emplois du temps jugés trop chargés. Les incidents survenus en marge des blocages ont toutefois marqué la journée.
Incendies et dégradations à Nantes et Marseille
À Nantes, la façade en bois du lycée Nelson-Mandela a été ravagée par les flammes. Le bilan fait état d’importants dégâts, sans blessé dans cet établissement. Des incendies auraient également touché la façade du lycée privé de Talensac, tandis que le lycée Michelet aurait été visé. Des images de l’agence AB Nantes montrent par ailleurs un adolescent qui aurait pris feu aux abords du lycée La Joliverie.
À Marseille, les pompiers ont recensé 40 interventions depuis le matin pour des feux de détritus près d’établissements scolaires. Le portail du lycée Saint-Exupéry, dans les quartiers nord, a été incendié. Selon la préfecture de police, les pompiers arrivés sur place ont été encerclés par des centaines de jeunes et ont quitté les lieux. Leur véhicule a ensuite été incendié ; un marin-pompier a été légèrement blessé.
La préfecture de police a également fait état d’une quarantaine d’interpellations dans le département. Au lycée Victor-Hugo, des personnels de direction ont été éclaboussés d’essence alors que des individus en versaient dans des conteneurs.
Des établissements touchés dans plusieurs régions
À Bordeaux, un incendie a détruit l’entrée du lycée Mauriac, selon Ici Gironde. Des poubelles empilées devant le lycée Montaigne ont empêché l’accès des élèves. Des tirs de gaz lacrymogène ont par ailleurs été signalés près du lycée Gustave-Eiffel.
À Rouen, le lycée Blaise-Pascal a subi d’importantes dégradations. D’après Paris-Normandie, deux proviseurs ont été victimes de violences en Seine-Maritime.
À Rennes, où des débordements avaient déjà été signalés en début de semaine, un canon à eau a été déployé devant les lycées Bréquigny et Joliot-Curie. La préfecture a indiqué que des individus s’étaient introduits dans les lycées Charles-Tillon et Bréquigny, dégradant des bâtiments, du matériel pédagogique et des véhicules appartenant à des enseignants ou à des personnels techniques.
Transports perturbés et heurts hors des grandes villes
À Strasbourg, le préfet du Bas-Rhin a interrompu la circulation des tramways afin de limiter les déplacements des manifestants et des auteurs de dégradations, signalées devant plusieurs lycées. À Toulouse, des manifestants ont perturbé les transports en commun en circulant sur les voies.
Des heurts ont aussi éclaté aux abords de deux lycées à Pamiers et Ferrières, en Ariège. Selon la préfecture, des manifestants ont incendié des conteneurs, tiré des mortiers et lancé des pierres sur les forces de l’ordre. En Charente, cinq personnes ont été interpellées dans le cadre de violences contre les forces de l’ordre ; deux policiers ont été légèrement blessés, selon la préfecture. À La Rochelle, un bus a été détruit.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
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Auteur : Camille Allain
