Budget 2027 : Mélenchon dénonce le projet de frais d’inscription en BTS et prépa pour les non-boursiers
Le gouvernement provoque la jeunesse étudiante. Il veut instaurer une taxe pour pouvoir s’inscrire en BTS (Brevet de Technicien Supérieur) ou en classe prépa. C’est absurde et irresponsable. L’éducation de la jeunesse n’est pas un coût, mais un investissement pour la société toute entière ! Lecornu choisit le moment de la mobilisation des jeunes des lycées et des universités pour aggraver l’injustice sociale dans les études. Cette provocation montre bien qui est responsable de la révolte des jeunes.
Faire payer l’inscription en BTS ou en classe préparatoire aux étudiants non boursiers : c’est la piste inscrite dans un projet de budget pour 2027 obtenu par l’AFP. Jean-Luc Mélenchon y voit une attaque contre la jeunesse. Mais le texte n’est pas une loi, et les deux filières ne partent pas de la même situation.
Le fait principal
Selon l’AFP, le projet prévoit des droits annuels de 178 euros en BTS et de 270 euros en classe préparatoire aux grandes écoles pour les étudiants non boursiers. Les boursiers, notamment, seraient exonérés. Ces montants figureraient à l’article 54 du projet de loi de finances pour 2027 ; ils restent soumis au parcours parlementaire et peuvent donc être modifiés ou abandonnés. ()
Ce qui s’est passé
Dans un message daté du 1er octobre 2026 et reproduit dans le contenu transmis, Jean-Luc Mélenchon dénonce cette perspective et l’attribue au gouvernement de Sébastien Lecornu. Il l’inscrit dans un contexte de mobilisation des lycéens et des étudiants. Le message fourni ne permet toutefois pas, à lui seul, d’établir l’ampleur de cette mobilisation ni de démontrer que la me en serait la cause.
L’information budgétaire a été rapportée le même jour par l’AFP, à partir d’un projet qu’elle indique avoir obtenu. Un projet n’est ni un texte voté ni un droit d’inscription déjà exigible. ()
Le contexte
La distinction entre BTS et prépa compte. Pour l’année 2026-2027, une inscription en BTS public ne donne pas lieu à des droits d’inscription, selon Service-Public.fr. En revanche, les élèves de classe préparatoire ont une double inscription au lycée et à l’université. Le site public Étudiant.gouv précise que les élèves concernés en lycée public doivent acquitter les droits universitaires au taux normal, soit 178 euros en 2026-2027. Présenter la prépa comme entièrement gratuite aujourd’hui efface donc une partie de la facture. ()
Il faut aussi éviter de confondre les frais. La contribution de vie étudiante et de campus s’élève à 105 euros en 2026-2027. Les élèves de CPGE effectuent cette démarche au titre de leur inscription universitaire ; les personnes inscrites en BTS dans un lycée n’y sont pas assujetties à ce titre. ()
Les chiffres à retenir
- 178 euros par an en BTS et 270 euros par an en CPGE pour les non-boursiers : les montants envisagés dans le projet consulté par l’AFP, et non des tarifs en vigueur. ()
- 178 euros en 2026-2027 : les droits universitaires déjà dus par les élèves non exonérés de CPGE concernés par la double inscription en lycée public. ()
Ce que montrent les faits
Le gouvernement, selon les éléments du projet rapportés par l’AFP, justifie la me par la différence de traitement entre ces filières et d’autres formations du supérieur. L’exonération annoncée des boursiers répond à une partie de la critique sociale. Elle ne supprime pas la question pour les familles non boursières qui devraient payer ces nouveaux droits. ()
Mélenchon dénonce une nouvelle barrière financière : sur le principe, le projet va bien dans ce sens pour les étudiants visés. Sa formule ne doit pourtant pas masquer la nuance décisive : en BTS public, ce serait un droit d’inscription nouveau ; en prépa, il viendrait s’ajouter à une inscription universitaire déjà payante pour les non-exonérés. ()
Ce qu’il faut retenir
Le débat porte sur une me budgétaire envisagée pour 2027, pas sur une taxe déjà appliquée. Son effet concret dépendra du texte finalement adopté. En attendant, deux certitudes : l’AFP rapporte des droits nouveaux pour les non-boursiers, et la facture actuelle d’un élève de prépa ne se résume déjà pas à zéro euro. ()
Source : Jean-Luc Mélenchon
