Sandrine, 22 ans :

Aide-soignante dans le public, je m’occupe de vos parents : voici ce que je gagne vraiment

Sandrine, 22 ans, est aide-soignante dans un EHPAD public de la Sarthe. Elle se consacre à la prise en charge de personnes âgées, un métier qu’elle décrit comme une vocation depuis son enfance. Après avoir obtenu son diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS) à l’Institut de formation d’aides-soignants (IFAS) du Mans, elle a rapidement intégré la fonction publique.

Actuellement, Sandrine accompagne les résidents dans leur vie quotidienne, en réalisant des soins d’hygiène et en participant à des animations. Elle souligne que les résidents arrivent souvent avec des besoins médicaux complexes, ce qui nécessite une collaboration étroite avec les infirmiers. Cependant, elle fait face à des conditions de travail difficiles, notamment en raison de sous-effectifs fréquents. Cela impacte sa capacité à passer du temps de qualité avec chaque patient, ce qui lui cause un sentiment d’insatisfaction.

En matière de rémunération, Sandrine perçoit environ 2 100 euros bruts par mois pour un temps plein de 35 heures, soit environ 1 600 euros nets. À cela s’ajoute une prime de sujétion d’environ 170 euros bruts. Malgré une rémunération jugée faible, elle note qu’elle est susceptible d’évoluer avec le temps. Actuellement, cette situation financière ne lui permet pas d’accéder à un logement indépendant, et elle réside dans un studio aménagé par ses parents.

La situation des aides-soignants reste préoccupante. L’EHPAD où Sandrine travaille peine à recruter du personnel, un problème récurrent dans le secteur. Les conditions de travail peu attractives et le manque de reconnaissance de la profession contribuent à ce constat.

Source : Le Figaro Emploi.

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