
Le budget de la Sécurité sociale a-t-il une chance d’être adopté à l’Assemblée ?
Table des matières
- Renaissance et le MoDem fidèles au gouvernement
- Appel des socialistes à voter « pour »
- Philippe demande aux députés Horizons de s’abstenir
- Lecornu drague les écolos… qui s’abstiendront
- Hésitations chez Les Républicains
- Abstention et vote « contre » chez les communistes
- Les insoumis vent debout contre le texte
- Le RN va voter contre le texte
Les dés retomberont ce mardi 9 décembre, et l’avenir du projet de budget de la Sécurité sociale dépend de ce scrutin. Le Premier ministre Sébastien Lecornu tente de faire adopter ce projet sans majorité, ayant obtenu le soutien des socialistes, mais risquant d’être lâché par certains membres de sa propre coalition.
Le scrutin s’annonce particulièrement serré lors de la deuxième lecture du projet de loi, dans lequel le chef du gouvernement a accepté de suspendre la réforme des retraites. Si le texte est adopté, il devra encore passer par le Sénat avant de revenir à l’Assemblée, où le gouvernement pourra donner le dernier mot.
Le rejet du texte pourrait provenir non des socialistes, avec qui le Premier ministre a négocié, mais de certains membres de son propre camp qui jugent que le budget fait trop de concessions à la gauche.
Renaissance et le MoDem fidèles au gouvernement
Renaissance, le MoDem et le groupe indépendant Liot devraient voter majoritairement pour le projet de budget. Le groupe Ensemble pour la République (EPR) de Gabriel Attal (91 députés) et le MoDem (36 députés) devraient soutenir le texte. Une source EPR a évoqué deux possibles abstentions. De même, chez Liot (22 députés), un bon connaisseur du groupe estime qu’au mieux 18 voix seront exprimées « pour » et aucun vote « contre ».
Lundi, Gabriel Attal a indiqué que « le travail parlementaire a permis de dégager des compromis » avec le Parti socialiste.
Appel des socialistes à voter « pour »
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a annoncé qu’il « plaidera le vote “pour” » lors de la réunion de ses 69 députés. Il a souligné que le Premier ministre s’était engagé sur la suspension de la réforme des retraites et qu’il a obtenu « toute une série d’avancées ».
Philippe demande aux députés Horizons de s’abstenir
Edouard Philippe, président du parti Horizons, a recommandé à ses députés de s’abstenir. Il a précisé que le texte « n’est pas satisfaisant », mais qu’il ne souhaite pas que le gouvernement de Sébastien Lecornu tombe. Au sein de Horizons, la responsabilité se fait ressentir.
Lecornu drague les écolos… qui s’abstiendront
Le groupe Ecologiste et Social, qui compte 38 députés, a décidé de s’abstenir. Sa présidente, Cyrielle Chatelain, a confirmé que « la grande majorité s’abstiendra ».
Hésitations chez Les Républicains
Bruno Retailleau, chef des Républicains, a appelé à ne pas voter le texte, le qualifiant de « hold-up fiscal ». Michel Barnier, ancien Premier ministre, a déclaré qu’il s’abstiendra, tout comme de nombreux parlementaires LR. Certains élus pourraient néanmoins soutenir le texte, bien que la dynamique reste incertaine.
Abstention et vote « contre » chez les communistes
Les communistes, majoritairement opposés au projet, s’apprêtent à voter contre. Toutefois, parmi les 17 membres du groupe, certains envisagent de s’abstenir.
Les insoumis vent debout contre le texte
Les députés insoumis, au nombre de 71, restent fermement opposés au projet. Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a dénoncé les concessions faites par le PS.
Le RN va voter contre le texte
Le Rassemblement national, avec ses 123 membres, a confirmé qu’il voterait contre le budget, arguant qu’il « ne règle rien ».
L’issue du vote reste incertaine, mais la tension est palpable au sein de l’Assemblée, chaque voix comptant dans ce contexte politique délicat.
Source : Nouvel Observateur



